À l’Est de la RDC, la crise ne se joue pas seulement sur le front militaire : elle étouffe l’économie locale. À Goma, l’insécurité et le pillage des usines comme la Bralima ont rompu les chaînes d’approvisionnement traditionnelles.
Résultat ? Les commerçants locaux sont désormais dépendants de distributeurs rwandais liés au M23/AFC. Finis les avantages et les ristournes d’antan : les produits du quotidien arrivent plus chers, pesant directement sur le panier de la ménagère.
Pendant ce temps, le trafic de minerais atteint des sommets. Selon l’ONU, la contrebande de coltan de Rubaya vers le Rwanda bat tous les records. Blanchis, réétiquetés et exportés depuis Kigali, ces minerais alimentent l’économie de guerre en toute impunité.
La géopolitique s’en mêle : alors que la Chine domine le secteur minier congolais, les négociations sous médiation américaine cherchent à sécuriser un accès aux ressources stratégiques. Mais sur le terrain, le système de traçabilité (ITSCI) montre ses limites.
Prise en étau entre la fiscalité du M23/AFC et le blocus financier de Kinshasa, la population civile du Kivu ne voit aucun bénéfice de cette richesse minière. Pour les citoyens ordinaires, la priorité reste une question de survie quotidienne.













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