En quelle qualité l’ex-président de la RDC, Joseph Kabila, s’est-t-il adressé ce vendredi 09 octobre 2026 à la Nation ? Une aberration pour tous ceux qui pensent qu’un condamné à mort ne peut pas s’adresser à la Nation. Un condamné, sa place, c’est dans une prison en train de purger sa peine, en attente de sa prochaine exécution.
Sinon, c’est quel condamné à mort qui se permet de narguer son pays, ses institutions pour s’ériger en donneur de leçons ! Celui qui a changé de look comme s’il était passé par la chirurgie esthétique, s’est adressé aux Congolais à partir de quel pays ? Qui lui a offert cette tribune là où il pouvait bien se taire ?
D’ailleurs, les médias officiels que sont la RTNC et l’ACP ne doivent jamais autoriser l’exploitation de cette information sur leurs antennes et dans leurs colonnes. Kabila est un banni qui n’a plus droit au chapitre. Ceci, parce que l’ex-président de la République est un condamné à mort, soit un hors la loi qui doit être considéré comme tel. Parler de son discours sur les médias publics, c’est lui accorder une importance qu’il n’a plus.
Celui qui a géré le pays de la manière que l’on sait, en facilitant un enrichissement individuel au détriment de son pays, doit s’interdire de devenir aujourd’hui un donneur de leçons. Evidemment, il doit être mal à l’aise, lorsqu’il a aperçu le panel des personnalités de l’Union Africaine. Il s’est dit peut-être qu’il aurait fallu pour lui d’être membre de ce panel ! Mais c’est son statut et les sanctions américaines qui pèsent sur lui, qui ont été un obstacle de taille.
Tous les observateurs constateront que tout est parti d’une logique. D’abord, c’est Ruberwa qui n’a jamais été discriminé lorsqu’il a été étudiant en RDC, avant d’être vice-président et plusieurs fois ministres, mais qui se permet de parler des Banyamulenge, et puis, c’est Kabila qui prend la parole pour charger Tshisekedi et son régime.
Un autre fait non des moindres, c’est le fait pour le Gouvernement congolais d’avoir reçu le Panel des anciens chefs d’Etat. Eux, qui ont commis une faute diplomatique, en commençant leur visite par Goma, fief des rebelles, là où ils pouvaient bien commencer par Kinshasa. Une façon pour eux de légitimer cette rébellion à la base des violations massives des droits de l’homme.
