Bouchées double au Ministère de l’Économie nationale. Après la réception du nouveau cadre et des structures organiques de la COMCO, le ministère de l’ECONAT vient de passer, une fois de plus, à la vitesse supérieure.
Il a organisé, jeudi 8 octobre 2026, au Centre Saint-Pierre Claver de la commune de la Gombe, un atelier technique consacré à la finalisation et à la validation des documents stratégiques relatifs à la formalisation de l’économie informelle.
Placée sous le haut patronage du Président de la République, Antoine- Félix Tshisekedi, et sous la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa, cette cérémonie, marque un pas décisif de ce ministère pour finaliser ses stratégies de création des millions d’emplois en RDC.
Belle ambiance des travaux en présence du Secrétaire Général à l’Économie nationale, représentant le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, empêché, ainsi que des représentants des ministères sectoriels, des administrations publiques, des organisations professionnelles, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé.
L’ECONAT n’a pas fait moitié puisque la Société civile et des experts ayant participé au processus d’élaboration des documents stratégiques ont marqué de leur présence la dite cérémonie.

Lors de cette « grande messe économique», plusieurs intervenants ont défilé du haut de la tribune pour réaffirmer leur engagement en faveur de la formalisation de l’économie informelle en République Démocratique du Congo.
Intégration progressive des acteurs de l’économie informelle dans le secteur formel
Prenant la parole au nom de l’Organisation internationale du Travail (OIT), M. Gomez a remercié les autorités congolaises pour leur confiance. Gomez a réaffirmé la disponibilité de l’organisation à accompagner le processus.
« L’OIT entend notamment apporter son expertise afin que les instruments élaborés puissent contribuer à la création de millions d’emplois décents », soutient-il.
Pour sa part, Chantal Mwarabu, représentante de la Primature à cette assise, a présenté l’organigramme de la coordination du processus de formalisation.
Elle a notamment insisté sur l’importance du statut de l’entreprenant, conformément au cadre juridique de l’OHADA, comme l’un des instruments permettant de faciliter l’intégration progressive des acteurs de l’économie informelle dans le secteur formel.
De son côté, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), représenté par Oasis Kobila Tedika, a également réaffirmé son engagement aux côtés du Ministère de l’Économie Nationale.
Oasis Kobila Tedika, a souligné l’appui apporté par le PNUD à la réalisation d’un diagnostic approfondi de l’économie informelle.
De ce fait, il a assuré de la disponibilité de l’organisation à poursuivre son accompagnement, au-delà de la validation des documents, notamment dans leur mise en œuvre effective.
Importance stratégique de la formalisation de l’économie informelle
Présidant les travaux au nom du Vice-Premier Ministre, le Secrétaire général à l’Économie nationale a rappelé l’importance stratégique de la formalisation de l’économie informelle pour le développement du pays.
Selon le diagnostic présenté au cours de l’atelier, près de 80 % de l’économie congolaise relève du secteur informel.
Face à cette réalité, le Ministère de l’Économie nationale considère que « la formalisation ne doit pas se limiter à une simple immatriculation des activités économiques. Mais, elle doit constituer un véritable levier de croissance socio-économique, de création d’emplois et de prospérité partagée ».
Au nom du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, le représentant du ministre a présenté les trois instruments stratégiques destinés à faire de la formalisation un secteur majeur de création d’emplois et un levier de croissance économique de la RDC.
« Notre ambition n’est pas de produire des documents mais de produire des résultats pour des entreprises productives. La réussite de cette formalisation passe par la bonne collaboration entre l état et les opérateurs économique », a notamment souligné le Secrétaire général à l’Économie nationale.
Profitant de cette occasion, le Sg à l’ECONAT a mis l’accent sur la nécessité de traduire les orientations stratégiques en actions et en résultats concrets.
L’occasion faisant aussi le larron, Henry Kamvunze , l’un des experts ayant participé à l’élaboration du diagnostic, de la politique et des stratégies nationales sur la formalisation de l’économie informelle, a présenté les principaux axes et points saillants des trois documents soumis à l’examen des participants.
Les échanges qui ont suivi ont permis aux différentes parties prenantes d’apporter leurs observations et contributions en vue de consolider les documents.
À l’issue des travaux, les trois documents stratégiques ont été validés, moyennant amendements, à l’unanimité par les participants. Un procès-verbal de validation a été signé pour clôturer officiellement l’atelier. La prochaine étape consiste à réaliser sa mise en œuvre
Au sortir de l’atelier, le Conseiller chargé de la formalisation auprès du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Jocelyn Napoa, s’est dit satisfait de l’aboutissement de ce processus de validation.
Il a indiqué que « cette étape ouvre désormais la voie à la mise en œuvre de la politique nationale de formalisation de l’économie informelle ».
Il sied de noter que la tenue de cet atelier s’inscrit ainsi dans le cadre de la matérialisation de la vision du Chef de l’État. Celle-ci vise à faire de la formalisation de l’économie informelle un véritable levier de croissance socioéconomique.
Cette vision vise aussi et enfin la création d’emplois et de prospérité partagée en République Démocratique du Congo, rappelle-t-on.
Serge Ngindu
