Dans les lignes qui suivent, nous vous donnerons les principaux messages de la Note de conjoncture économique au 02 octobre 2026 :
▪ Environnement international. L’activité mondiale résiste mieux qu’anticipé au choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient (croissance mondiale projetée à 2,9 % en 2026 par l’OCDE), mais la persistance de l’inflation a conduit la Réserve fédérale et la BCE à relever leurs taux de 25 points de base en septembre. Le resserrement des conditions financières mondiales et la vigueur du dollar ont pesé, au cours de la semaine, sur les cours de l’or et des métaux.
▪ Termes de l’échange. Depuis fin 2025, la hausse du cuivre (+13,8 %) soutient les recettes d’exportation, alors que le recul du cobalt (-25,0 %, dont -29,7 % sur le seul mois de septembre) et le renchérissement du pétrole (+69,1 %) et des céréales importées (riz : +66,3 %) constituent des contreparties défavorables pour la balance courante et les prix intérieurs.
▪ Inflation. Le rythme hebdomadaire s’est modéré à 0,13 % (moyenne de 0,14 % sur les quatre dernières semaines, soit 7,5 % en rythme annualisé). Le glissement annuel (3,7 %) devrait toutefois remonter mécaniquement vers 8,8-9,0 % d’ici fin octobre, sous l’effet de la sortie du calcul de la baisse exceptionnelle des prix d’octobre 2025. Cette remontée relèverait d’un effet de base et non d’une accélération du rythme de formation des prix.
▪ Taux de change et réserves. Le franc congolais s’est apprécié de 0,15 % sur les deux segments. L’écart entre les cours parallèle et indicatif s’est resserré à 2,7 %, contre 5,9 % à fin 2025, signe d’une meilleure intégration des deux segments. Les réserves internationales (7.654,8 millions de USD) couvrent 2,92 mois d’importations.
▪ Finances publiques. En septembre, les recettes et les dépenses ont été exécutées à environ 91 % de leurs prévisions. A fin août, le déficit de trésorerie cumulé (2.351,7 milliards de CDF) est inférieur de près de 60 % au niveau programmé. Les dépôts de l’État à la BCC (2.997,3 milliards de CDF) représentent environ deux fois le déficit programmé pour octobre.
▪ Monnaie et liquidité. La croissance des passifs monétaires (+30,3 % depuis fin 2025) est essentiellement portée par les avoirs extérieurs nets (+20,0 points) et par les dépôts en devises, alors que la base monétaire progresse de 8,4 %. Le taux d’intérêt réel demeure positif, quelle que soit la mesure d’inflation retenue.
