L’économie mondiale continue de faire preuve de résilience face au choc d’offre énergétique consécutif au conflit au Moyen-Orient

Selon l’analyse des principales évolutions de la conjoncture économique tant au niveau international que national, au cours de la période du 25 septembre au 02 octobre 2026, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience face au choc d’offre énergétique consécutif au conflit au Moyen-Orient. L’investissement lié à l’intelligence artificielle, des marchés du travail robustes et l’atténuation des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine soutiennent l’activité. En revanche, la persistance des pressions inflationnistes maintient les principales banques centrales dans une posture restrictive, ce qui se traduit par un resserrement des conditions financières mondiales.

Dans ses Perspectives économiques intermédiaires de septembre 2026, l’OCDE a relevé de 0,1 point sa projection de croissance mondiale pour 2026, à 2,9 %, et projette 3,0 % en 2027.

Selon l’Organisation, l’économie mondiale a mieux absorbé que prévu le choc énergétique, mais l’inflation persistante et l’incertitude pèsent sur les perspectives à court terme. Pour l’Afrique subsaharienne, le FMI projette, dans sa mise à jour de juillet 2026, une croissance de 4,3 % en 2026, en signalant le risque que représente le renchérissement des produits alimentaires et énergétiques pour les pays importateurs.

Les indicateurs les plus récents confirment cette résilience. Aux États-Unis, la croissance du deuxième trimestre a été révisée à 2,2 % en rythme annualisé (contre 1,5 % en première estimation), à la faveur de l’investissement et de la consommation. En Chine, l’indice PMI manufacturier officiel est revenu en zone d’expansion en septembre (50,1, contre 49,8 en août), porté par la production (51,7). Toutefois, la sous-composante des prix des intrants a fortement progressé (60,8, contre 56,6), ce qui témoigne de la transmission du choc énergétique aux coûts de production. Dans la zone euro, l’indice PMI de S&P Global s’est établi à 52,9 en septembre, son plus haut niveau depuis mai 2022.

Sur le plan commercial, la prolongation de deux mois de la trêve tarifaire entre les États-Unis et la Chine, assortie de l’ouverture d’un processus de réduction des droits de douane sur certains biens non stratégiques, améliore, selon le FMI, la prévisibilité de l’environnement commercial. Pour la RDC, dont les exportations minières sont largement orientées vers la Chine, cette évolution réduit le risque d’un ralentissement brutal de la demande de métaux industriels.

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