3ème édition du RIF 2026 : Jean-Pierre Bemba attend de ce Forum qu’il permette de dégager des priorités claires et opérationnelles

M. Jean-Pierre Bemba Gombo, Vice-Premier ministre, ministre des Transports, voies de communication et de désenclavement a lancé la troisième édition du RDC Transport Infrastructure & Logistics Investment Forum, consacrée à un enjeu déterminant pour l’avenir du pays : faire des infrastructures et des corridors de développement des leviers de transformation économique, de souveraineté logistique et d’intégration régionale.

Le thème de cette édition organisé par le Think Tank RDC Stratégie à travers son président Bodom Matungulu nous place devant une exigence opérationnelle majeure : « transformer nos ambitions infrastructurelles en corridors de développement intégrés et compétitifs, capables de relier nos territoires, de soutenir la production et de renforcer la place de la République Démocratique du Congo dans les échanges régionaux et internationaux ».

« Notre responsabilité commune est de donner à cette ambition un contenu concret : des infrastructures interconnectées, des services fiables, des coûts maîtrisés et des possibilités économiques accessibles à nos populations », a indiqué le VPM Jean-Pierre Bemba, avant de souligner que l’intégration régionale prend tout son sens lorsqu’elle renforce la production nationale et élargit les perspectives économiques de nos populations.

Cela exige une coopération étroite entre les États au niveau de la planification des infrastructures, l’interconnexion des réseaux, les conditions de transit et la facilitation des échanges.

Nous devons donc agir simultanément sur les infrastructures et sur les procédures : simplifier les formalités, améliorer les services douaniers, développer les outils numériques et renforcer la coordination entre les administrations.

Faire de la modernisation des infrastructures de transport un instrument majeur de désenclavement

La République Démocratique du Congo, au regard de son immensité territoriale, de sa position géographique stratégique et de son potentiel économique, entend faire de la modernisation de ses infrastructures de transport un instrument majeur de désenclavement, de compétitivité, d’intégration régionale et de transformation économique.

Mais un corridor de développement s’organise autour d’un réseau de transport performant, des conditions nécessaires à la production, à la transformation et aux échanges.

Il doit permettre de relier les bassins agricoles aux centres de consommation, les zones minières aux capacités de transformation, les pôles industriels aux sources d’énergie et les entreprises aux marchés.

Son développement suppose donc de l’énergie disponible, des infrastructures de transport, mais également des plateformes logistiques, des installations de stockage, des services numériques interconnectés aux différentes frontières, des compétences et surtout un environnement sécurisé et favorable aux investissements.

Pour Jean-Pierre Bemba, l’enjeu est de faire émerger, tout au long des corridors, des activités qui créent de la valeur et des emplois dans nos territoires.

L’ensemble du Gouvernement de la République attend de ce Forum qu’il permette de dégager des priorités claires et opérationnelles : les connexions stratégiques à renforcer, les bassins de production à mieux desservir, les principaux obstacles logistiques à lever, les réformes à engager, ainsi que les projets à structurer et à préparer en vue de leur financement.

Le VPM aux Transports, voies de communication et désenclavement souhaite à cet égard, que les échanges, en votre qualité d’Experts, permettent de rapprocher les différents acteurs, de favoriser la convergence des initiatives, de structurer des partenariats solides et, surtout, de faire émerger des projets concrets, bancables et susceptibles de produire des résultats tangibles pour nos populations et notre économie.

« Notre ambition est claire : faire de la République Démocratique du Congo un pays qui connecte ses territoires, rapproche ses bassins de production des marchés, valorise et transforme ses ressources, et contribue pleinement à la dynamique de croissance et à la prospérité de l’Afrique centrale et de l’ensemble du continent », dit-il.

Surtout lorsqu’on sait que construire des corridors de développement intégrés et compétitifs, c’est donner à notre géographie une force économique. C’est ouvrir des perspectives à nos entreprises. C’est permettre à nos populations de prendre toute leur place dans les échanges et dans la création de richesses.

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial