L’occasion de la célébration de la Journée des Nations Unies, le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a mis en avant le dialogue annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi, présenté comme une démarche visant à placer les préoccupations de la population au cœur des décisions nationales.
Malgré une pluie battante, plusieurs acteurs institutionnels et sociaux se sont réunis à Kinshasa autour du thème « Ne laissez personne de côté ». La rencontre a notamment rassemblé des jeunes, des personnes issues de groupes vulnérables, des représentants du système des Nations Unies en République démocratique du Congo ainsi que des membres du Gouvernement.
Prenant la parole au nom de l’exécutif congolais, Samuel Mbemba a souligné l’importance de l’inclusion dans la conduite des affaires publiques. Selon lui, le dialogue voulu par le chef de l’État illustre cette approche, dans la mesure où il doit commencer par des consultations à la base, ouvertes aux différentes catégories de la population et aux communautés de toutes les régions du pays.
« Que le peuple donne ses desiderata qui, plus tard, seront à la base de la deuxième étape du dialogue », a expliqué le ministre, insistant sur la nécessité de recueillir les attentes des citoyens avant d’engager les étapes suivantes du processus.
Pour Samuel Mbemba, cette démarche s’inscrit dans une vision de gouvernance qui accorde une place centrale à l’égalité des chances, considérée comme l’un des principes fondamentaux des droits humains. Il a ainsi réaffirmé l’ambition de construire une République démocratique du Congo plus juste, inclusive et équitable.
Au-delà des déclarations officielles, cette célébration a également servi de cadre à des échanges de plus de trois heures sur les avancées réalisées en matière d’inclusion, les difficultés qui persistent et les moyens de mieux intégrer les besoins des populations dans les politiques publiques et les programmes de développement.
La participation des jeunes et des groupes vulnérables a particulièrement rappelé l’importance de prendre en compte les voix qui peinent parfois à se faire entendre dans les processus de décision.
À travers cette célébration, le Gouvernement congolais a réitéré son attachement au principe selon lequel aucune catégorie de la population ne devrait être exclue des initiatives visant à améliorer les conditions de vie et à renforcer la cohésion nationale. Le défi reste désormais de traduire ces engagements en actions concrètes, capables de répondre aux attentes exprimées par les citoyens.
Corinne Ontande
