Sous la présidence de Mukadi Manda, le comité d’organisation du Concours National d’éloquence et de débat ‘’CNED’’ qui n’est autre qu’une association de la fondation Mukadi Manda ‘’M.M’’ et du club culturel ’’New Harlem’’ de la faculté des lettres de l’université de Kinshasa, cette structure vient de lancer le 1er Concours national de Propreté et de courtoisie routière. L’événement s’est déroulé dans la salle Vetadi située au croisement 24 novembre et avenue Alingete, commune de Kasa-Vubu non loin de l’hôpital du Cinquantenaire, le vendredi 30 octobre 2026.
Sur le lieu, l’on a noté la présence du représentant du ministre de la justice, d’autres invités, des lauréats de la 6è édition du Trophée Tshisekedi organisée, le vendredi 22 mai 2026 dernier au Centre Wallonie Bruxelles à la Gombe. C’est notamment Rince Lukanzu Mafunzi, étudiant en Master 1 sacré Monsieur Français-RDC et à Mademoiselle Wivina Tolenga Mpilo sacrée Mademoiselle Français-RDC sans oublier les autres.

Plusieurs temps forts ont marqué cette manifestation : le mot introductif de Mukadi Manda, l’intervention de plusieurs invités notamment le représentant de ANAMONT…et la remise des brevets à plusieurs personnalités présentes.
Dans son mot introductif en l’absence du modérateur attitré Claude Kanyinda qui n’était pas encore dans la salle, Mukadi Manda a circonscrit l’événement (le concours national) qui vise le changement de la mentalité de la population congolaise. Pour cette initiative prise par sa fondation, Mukadi Manda a déclaré qu’il sollicite l’accompagnement des entreprises, de la population et pour que les choses marchent (Concours national), il faut des moyens. Il reconnait que le Service National abat un travail d’assainissement remarquable. Mais par incivisme, la population remet de la saleté.

Pour la continuité de la propreté, le souhait de Mukadi et sa fondation est de mettre des rues, des quartiers et de communes en compétition. Pour que chaque année on puisse avoir des résultats qu’il faut pour la RDC. Agir pour que la ville soit propre et notre pays soit propre. Et qu’au finish, notre ville et notre pays soient comptés parmi les plus propres du monde parce qu’actuellement nous sommes à la queue parmi les pays du monde. On ne doit surtout pas confondre la propreté avec la pauvreté. La pauvreté est une chose et la propreté en est une autre. On peut- être pauvre mais propre. Pour y arriver, il faut la volonté de tout le monde. C’est l’importance du débat de ce 1er concours national de propreté & de courtoisie routière. Qu’au sortir de ces échanges, on prend l’engagement qu’absolument on doit faire ou rendre notre ville propre comme nous le faisons pour notre santé.
Voilà pourquoi Mukadi Manda a accordé la parole à M. Mike de Maika Academy, coach qui a parlé de son Entreprise de Marketing des réseaux qui traite de la santé et des finances.
Ce qu’a dit le représentant du ministre de la justice à propos de la courtoisie routière

Chacun de nous doit respecter les lois. Respecter les organisations, respecter ce que les agents de la Police de la Circulation routière proposent. Ce qu’ils nous demandent de faire, on doit obtempérer à leurs consignes et si chacun de nous respecte et ne se lance pas dans les anti- valeurs qu’on constate sur la route, il n’y aura pas problème.
Ce qu’a dit un autre invité
Pour lui, la ville de Kinshasa se démarque de plus en plus dans le mauvais sens. Et il a évoqué comme preuve le travail de la Task force pour l’assainissement de la ville. A Tshangu, par exemple on a vu comment s’était devenu propre. Mais quelques semaines après, tout est revenu très sale. Le problème, c’est mental des kinois. L’aspect le plus important pour lui, c’est de continuer la sensibilisation par rapport à cette prise en charge. Dans d’autres pays, expliqua-t-il, quand on parle d’assainissement et déchets, ce n’est pas seulement un problème de la ville. C’est une opportunité. Pourquoi ? Parce que des déchets sont des produits qui peuvent être valorisés et qui peuvent donner une amélioration qui donne une valeur économique. La population kinoise doit-être sensibilisée par rapport à ça. On ne doit pas toujours rejeter la responsabilité aux autorités compétentes. Mais la population doit comprendre qu’elle a aussi un rôle à jouer.

Et il a clos ce chapitre en encourageant cette initiative mais il a souhaité que ça se passe dans un cadre plus large entre population et autorités à chaque niveau pour que chacun puisse intérioriser un rôle réel pour que finalement la ville de Kinshasa redevienne la ville propre comme on le disait il y a quelques années.
Pour la courtoisie routière, il pense que c’est un problème de sensibilisation. On ne doit pas toujours se démarquer dans un mauvais sens, mais plus tôt être attentifs à ce que la loi nous recommande de faire.
Et de conclure que l’initiative est bonne, mais il faudra l’élargir à toutes les catégories de personnes : la population, les autorités communales, les autorités provinciales et les autorités nationales pour que finalement, chacun puisse bien jouer son rôle et que certaines choses puissent être réglées.
Un autre invité parlant de la propreté
Pour lui, il faut lutter contre la mauvaise mentalité. Le problème de notre pays, c’est la mentalité. Nous sommes appelés au développement de notre mentalité pour apporter un changement au pays.
Conclusion de Mukadi Manda, président de la Fondation
Pour Mukadi Manda, le changement, c’est une affaire de tout le monde. Le changement, c’est dans la tête de chacun et chacune d’entre-nous. On ne doit pas croire que c’est l’affaire des autres. La propreté du pays ne dépend que des autres. On pense que la propreté du pays repose sur certains alors que le pays appartient à tout le monde. Nous devons combattre le mal. Un auteur disait : ‘’Ceux qui font le mal, n’abimeront pas tout le pays. Mais tout le pays sera abimé par ceux qui regardent ceux qui font le mal sans rien faire’’. Nous ne voulons pas que l’on dise que nous sommes complices de la destruction de notre pays. Soyons des acteurs du changement’’.
Antoine Bolia
