Trois questions à Gina Abercrombie-Winstanley : “Le Maroc s’impose naturellement comme une porte d’entrée en Afrique”

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On parle souvent du Maroc comme porte d’entrée en Afrique. Est-ce désormais une intime conviction pour l’Administration américaine ?

Le Maroc est un acteur indispensable en Afrique et s’est imposé par ses partenariats et sa diplomatie comme une porte d’entrée au continent. Les Etats-Unis en sont conscients depuis longtemps. Maintenant, il faut traduire ce paramètre dans notre coopération bilatérale pour déboucher sur de nouvelles opportunités. Nous sommes dans un moment particulier où les Etats-Unis ont la volonté de renforcer leurs liens avec l’Afrique. De par sa position stratégique, le Maroc a toute sa place dans cette stratégie.

Qu’est-ce qui inciterait les Etats-Unis à penser au Maroc dans leur stratégie d’investissement en Afrique ?

Le Maroc est au sommet de l’Afrique. Les Etats-Unis sont appelés à y investir plus, non seulement pour faire face à la montée en puissance de la Chine en Afrique, mais parce qu’il s’agit de l’un des principaux alliés dans la région avec lequel nous partageons un certain nombre de valeurs et d’intérêts. Concernant l’investissement et le commerce, nous allons volontiers continuer de promouvoir notre coopération avec les pays africains. C’est un objectif fondamental.

Comment voyez-vous l’avenir du partenariat maroco-américain ?

Aujourd’hui, les relations entre le Maroc et les Etats-Unis n’ont jamais été si consistantes et profondes. La coopération bilatérale est fondée sur un soutien réciproque sur un ensemble de sujets vitaux pour les deux pays. C’est extrêmement important. Je rappelle que l’Administration américaine a vigoureusement soutenu les accords d’Abraham, dont le Maroc est un pilier important. Ce qui lui accorde un statut particulier dans la région.

Recueillis par Anass Machloukh

 

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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