Kinshasa: l’expérience marocaine en matière de développement des infrastructures à l’honneur

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L’expérience marocaine en matière de développement des infrastructures et des zones économiques spéciales a été mise en avant, jeudi à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, dans le cadre de la 2ème édition du Forum sur les infrastructures en RDC.

Intervenant lors d’un panel sur le thème “Regards croisés sur les défis infrastructurels, le développement global des chaînes des valeurs et des zones économiques spéciales dans le contexte de la ZLECAF”, Ahmed Khalid Benomar, conseiller de la ministre de l’Économie et des Finances, a souligné que la création du Port de Tanger Med en 2007, conformément à la vision stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour le développement du Nord du Maroc, a transformé cette zone en un hub logistique et industriel majeur.

Il a dans ce sens, indiqué que Tanger Med est désormais le premier port en Méditerranée et figure parmi les 20 plus grands ports de conteneurs au monde, grâce à sa position stratégique fréquentée par 100.000 navires par an, ajoutant que ce port offre une infrastructure industrielle et logistique incomparable en Afrique.

M. Benomar a précisé que les investissements dans le port de Tanger Med et dans les infrastructures de connexion ont dépassé 200 milliards de dirhams, dont les infrastructures portuaires, les zones logistiques, les autoroutes, le ferroviaire, et l’aéroportuaire, ainsi que les projets de développement dans l’arrière-pays, soulignant l’importance d’une vision intégrée combinant infrastructure et industrie.

Ces infrastructures permettent aujourd’hui de générer un chiffre d’affaires à l’export de plus de 120 milliards de dirhams par an dans les zones autour du complexe portuaire de Tanger Med et de transformer en profondeur l’économie nationale, avec le secteur automobile qui est devenu le premier secteur exportateur, a-t-il fait savoir.

Il a, à cet égard, relevé que le port Tanger Med et le réseau ferroviaire à grande vitesse sont des exemples concrets de l’impact positif des infrastructures bien gérées, mettant en exergue notamment leur impact sur la facilitation des échanges commerciaux, la création d’emplois, ainsi que la stimulation de la croissance économique.

Mettant en avant l’engagement panafricain du Maroc, M. Benomar a affirmé que le Royaume est prêt à partager son expérience en matière de développement des infrastructures et des zones économiques spéciales pour un avenir intégré et prospère en Afrique, estimant que la ZLECAF est cruciale pour stimuler le commerce intra-africain et favoriser l’intégration économique du continent.

“Le Royaume du Maroc est prêt à partager son expérience avec les pays amis et frères et renforcer les partenariats économiques et l’apprentissage mutuel,” a-t-il dit, soulignant que le continent africain a besoin d’une vision claire, d’un leadership fort, d’un cadre de gouvernance solide, de capital humain qualifié, ainsi que de réseaux logistiques et d’infrastructures robustes.

L’ouverture des travaux de cet événement de deux jours, qui vise à réfléchir sur l’accélération de la mise en œuvre et la réalisation des projets d’infrastructures en Afrique, a été présidée mardi par le ministre congolais des Infrastructures et Travaux Publics, Alexis Gisaro.

Ce forum, organisé par le Think Tank RDC-Stratégie, a réuni divers acteurs, notamment des décideurs politiques, des experts en infrastructures, des investisseurs et des partenaires internationaux.

MAP

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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