Bientôt le 8 mars. Et après ?
Dans exactement six jours, le monde entier va célébrer la Journée Internationale des Droits des Femmes. Cette année, cette journée, qui tombe un samedi, donc un week-end, se concentrera sur le thème central : « Pour toutes les Femmes et les Filles : droits, égalité et autonomisation».
En République Démocratique du Congo particulièrement, le thème choisi s’articule autour de : « La Congolaise au centre de toutes les ambitions ».
Comme en pareilles circonstances dans notre pays, avec nos us et coutumes, en prélude de cette Journée, le Ministère du Genre, Famille et Enfants a tôt fait d’organiser, dernièrement à Kinshasa une cérémonie à laquelle avaient pris part plusieurs personnalités politiques dont des députés, sénateurs, mais aussi des acteurs de la Société civile. Des bonzes du régime coiffé sous le label Union Sacré de la Nation, avaient, à cette occasion, répondu à l’appel de la première Mémette qui s’occupe du Genre, Famille et Enfants.
Occasion indiquée pour Léonie Kandolo, puisque c’est elle la Ministre, d’expliquer le sens profond du thème choisi par la RDC, appelant en outre, la Femme congolaise à sa prise de conscience et à la défense de ses droits.
En effet, il est appert dans son intervention que la Congolaise doit concourir à ses droits, à l’égalité de ses chances et à son autonomisation pour booster aussi le développement de la RDC. Cette trilogie appelle donc à la Femme congolaise, précisait la Ministre, à des actions qui peuvent libérer les chances, le pouvoir et l’égalité des droits pour toutes les femmes, et augurer d’un avenir aux couleurs féministes où personne ne sera laissée de côté. Car, a-t-on compris, l’autonomisation de la prochaine génération, à savoir les jeunes femmes et les adolescentes, est au cœur de cette vision qui consiste à ce qu’elles aient à l’idée que c’est leur donner les moyens d’être les catalyseurs d’un changement durable.
Et comme le gouvernement actuel est piloté par une Femme, et c’est déjà un atout pour les ambitions de la femme congolaise, cette dernière doit se dire que 2025 est notamment décisive pour elle, dans sa quête de l’égalité des sexes et de son autonomisation. C’est par cet engagement ; ce courage et cette abnégation qu’elle arrivera à comprendre qu’elle peut tout et qu’elle en est capable !
Ce samedi 8 mars donc, la femme congolaise doit se définir d’être la plus progressiste et jurer ses droits en termes de protection juridique, d’accès aux services, d’engagement des jeunes filles et de changement des normes sociales, des stéréotypes et des idées figées comme dans le passé.
Ainsi, en République Démocratique du Congo particulièrement, au-delà des organisations des manifestations politico-festives à coups d’espèces sonnantes et trébuchantes, des orgies biérales et autres tintamarres fantasmés, le commun des mortels masculin, cloitré dans son coin, n’aura comme refrain : « le 8 mars. Et après ? ».
Et là, la réponse tardera, peut-être, à venir.
Willy Kilapi
