Nécessité de sensibiliser les personnes témoins ou victimes des crimes à envoyer des preuves à la CPI
Le Président de la République, Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo a présidé, ce vendredi 28 février 2025 à la cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la trente-troisième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République.
Il est revenu sur l’audience qu’il a accordée au Procureur de la Cour Pénale Internationale, en visite à Kinshasa. Cette rencontre s’est tenue dans un contexte particulièrement alarmant, marqué par l’intensification des violences dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Nos compatriotes y subissent des massacres et d’autres crimes internationaux d’une gravité inacceptable, perpétrés par des éléments de l’armée rwandaise et les terroristes du M23. Des actes barbares qui menacent non seulement les droits fondamentaux de notre peuple, mais aussi la paix et la stabilité de notre pays.
A cette occasion, le Procureur de la Cour Pénale Internationale a lancé un appel à témoins sur lesdites atrocités dans les zones sous occupation, pour que tous ceux qui ont des preuves sur des crimes de génocide, crimes de guerre ou crimes contre l’humanité les envoient sur le site de la Cour Pénale Internationale pour permettre de renforcer la documentation des multiples violations des droits humains et d’assurer que les auteurs de ces crimes soient poursuivis en justice.
Il nous revient de lancer une forte mobilisation à ce sujet pour faire en sorte que ces atrocités ne restent pas impunies et que la voix de notre peuple soit entendue.
Dans ce cadre, le Président de la République a engagé le Gouvernement, en particulier le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants ainsi que le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, à sensibiliser les personnes témoins ou victimes des crimes dont question, à travers notamment les Gouverneurs de province, les acteurs de la société civile, les Organisations Non Gouvernementales, ainsi que tous les citoyens vivant dans les provinces affectées.
