MINEDU-NC : Digitalisation de la paie, une solution adéquate pour les enseignants en zones occupées

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« Les enseignants des zones sous occupation ne sont pas abandonnés », a affirmé Hilaire Ekobo, Directeur adjoint chargé du suivi et de la paie à la Direction Nationale de Contrôle, de la Préparation de la Paie et de la Maîtrise des Effectifs Administratifs et Enseignants (DINACOPE). Cette déclaration, faite en réponse aux inquiétudes, a été faite lors d’une réunion stratégique tenue le vendredi 7 mars entre les responsables de la DINACOPE et les délégations des banques chargées d’exécuter la paie dans ces régions en crise.

Conformément aux instructions de la ministre d’État de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, transmises par le Directeur National, chef de service de la DINACOPE, Boniface Mbaka, cette rencontre visait à évaluer les paiements des mois de janvier et février et à mesurer l’efficacité de la paie digitale dans ces zones.

Alors que ces territoires vivent une détresse humanitaire et sécuritaire croissante, garantir une continuité administrative et financière pour les enseignants reste un défi majeur.

Les échanges ont mis en lumière l’urgence de trouver des solutions adaptées à un contexte de guerre, où les défis logistiques et sécuritaires compliquent la gestion des salaires. Les banquiers présents ont unanimement soutenu que la digitalisation de la paie représente la meilleure réponse à ces enjeux. Grâce aux technologies numériques, il serait possible de continuer à assurer la mission de versement des salaires des enseignants à temps, même dans les situations les plus difficiles.

Digitalisation en marche, défis et perspectives

Dans un contexte de conflit armé, les défis logistiques et sécuritaires rendent le processus de paie traditionnel extrêmement complexe et risqué. Face à cette réalité, la digitalisation de la paie a été identifiée comme la solution la plus adaptée et efficace.

Si la transition vers un système dématérialisé a permis des avancées, notamment en réduisant les risques de détournement, les enseignants ont exprimé des difficultés techniques dans l’utilisation des outils numériques. Des problèmes d’accès aux plateformes, de connexion internet instable ou de méconnaissance des procédures ont été rapportés. « Ces défis ne remettent pas en cause notre engagement. Nous travaillons avec les banques pour simplifier les interfaces et former les utilisateurs », a réagi Hilaire Ekobo, relayant les préoccupations du terrain. Les représentants des opérateurs de la paie ont tenu à rassurer sur l’amélioration de leur service. « Avec une éducation financière, les enseignants devront comprendre qu’ils n’ont pas besoin d’espèces pour effectuer leurs transactions, c’est-à-dire acheter ou vendre via la monnaie électronique. Ainsi, ils pourront bénéficier des avantages de la digitalisation, notamment en termes de transparence, de sécurité et de rapidité », a affirmé un des représentants d’une banque lors des assises. Cette approche permettrait de réduire les risques de détournement de fonds et d’assurer une meilleure traçabilité des paiements.

La digitalisation de la paie s’impose comme une solution incontournable pour garantir la rémunération des enseignants dans ces zones difficiles. Grâce à une collaboration renforcée entre le gouvernement et les banques, et à l’amélioration continue des outils numériques, l’objectif est d’assurer que les enseignants reçoivent leur salaire de manière fiable et sécurisée, contribuant ainsi à maintenir le système éducatif en dépit des circonstances.

Elle offre une solution concrète pour garantir que les enseignants, acteurs essentiels de l’éducation, soient rémunérés de manière équitable et régulière, malgré les circonstances difficiles. Les enseignants, souvent derniers remparts contre l’effondrement social dans ces zones, attendent désormais des actes concrets pour que cette promesse se traduise en paiements effectifs et réguliers.

Une collaboration gouvernement- banque renforcée

Si les engagements sont réaffirmés, la mise en œuvre exigera une coordination renforcée entre l’État, les banques ainsi que les acteurs locaux. En attendant, cette avancée numérique pourrait redonner espoir à des milliers d’enseignants et d’élèves, pour qui l’éducation reste une lueur de résistance et de reconstruction.

N.G.

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