REVUE DE PRESSE DU 10 MARS 2025

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Comme chaque lundi de la semaine, plusieurs sujets dominent l’actualité. Il s’agit, sur le plan politique, de la convocation par l’Auditorat militaire de certains cadres du PPRD et du présidium de l’Union sacrée de la nation qui est passé de 6 à 40 membres. Toujours le plan politique, la presse n’a pas manqué de commenter les dernières nominations dans le cabinet du président de la République. Sur le plan économique, plusieurs sujets sont abordés, chaque journal, à sa manière. Il s’agit par exemple de la DGRAD qui s’est dotée d’un plan d’actions, en vue d’une mobilisation accrue des recettes, de l’IGF qui a relancé la patrouille financière en passant à l’offensive avec 40 entreprises du portefeuille qui seraient sous surveillance, etc.

SUR LE PLAN POLITIQUE

ECONEWS titre : « Union sacrée de la nation : une restructuration qui divise ». La restructuration de l’Union sacrée de la nation, la plateforme politique du président de la République vire à la controverse. Au lieu d’un renouveau promis, la majorité présidentielle a opté pour un Comité central inspiré du modèle du parti unique de Mobutu, le MPR-parti-Etat. Le présidium, gonflé de 6 à 40 membres, divise. Des figures de l’USN, comme le sénateur Faustin Luanga, dénoncent une hydre à plusieurs têtes, tandis que le député Steve Mbikayi fustige une pilule amère. Malgré leur allégeance affichée à Tshisekedi, ces critiques révèlent les fissures d’une majorité en quête de cohésion, tiraillée entre héritage autoritaire et promesses de démocratie.

Pour sa part, INFOS27 écrit : « Réorganisation de l’USN et du cabinet présidentiel : Tshisekedi maintient le cap de l’ouverture politique ». Face à la situation de guerre et aux défis multiples qui pèsent sur la nation, le chef de l’Etat s’est engagé dans une dynamique dans une dynamique visant à le penser et à réorganiser l’appareil dans une logique d’unité et de cohésion nationale. Par l’élargissement du présidium de l’Union sacrée pour la nation (Majorité au pouvoir) et la réorganisation significative de son cabinet, le président de la République maintient clairement le cap de l’ouverture politique. Comme pour dire, en ce temps de guerre d’agression, les clivages internes doivent impérativement s’estomper devant la nécessité de faire un front commun pour la survie de la nation.

« Le Présidium de l’USN passe de 6 à 40 membres », mentionne LE PHARE. Composé de six membres à sa création en décembre 2021, à savoir Augustin Kabuya, Vital Kamerhe, Modeste Bahati, Christophe Mboso, Sama Lukonde et Jean-Pierre Bemba, le Présidium de l’Union sacrée a été porté, le weekend dernier, à 40 membres. Cette décision, signée Félix Tshisekedi, en sa qualité de Haute Autorité politique, vise à redynamiser une structure devenue au fil du temps amorphe.

Sur le même sujet, LA PROSPERITE qui cite le Sénateur Faustin Luanga titre : « Union sacrée de la nation : un Présidium composé de quarante membres ou une hydre à multiples têtes ? ». Cette situation reflète tout simplement un refus ordonné de structuration, du respect de la hiérarchie, gage de toute bonne organisation. Comment peut-on envisager qu’une entité dirigée par quarante présidents puisse fonctionner  de manière optimale ? La guerre des égos risque d’atteindre des sommets. Tout comme le Présidium à six membres a rencontré des difficultés et n’a pas bien fonctionné, celui à quarante têtes est susceptible de rencontrer des blocages et de s’effondrer. Comment espérer avoir des résultats différents quand on prend les mêmes et on recommence ? Comment espérer des résultats différents en répétant les mêmes erreurs ?

Sur un autre chapitre, LE QUOTIDIEN écrit : « Minaku et Shadari aujourd’hui à l’Auditorat militaire ». Même si l’objet de ces invitations n’est pas connu, l’on croit savoir que cela a un lien direct avec les déclarations évoquées ci-haut. Car certaines indiscrétions estiment que le PPRD est en train de préparer un renversement du régime Tshisekedi par les armes. Son chef Joseph Kabila est déjà accusé par les autorités congolaises d’être le parrain de l’AFC/M23. Et en Républicains, tous ces hauts cadres du PPRD ont accepté de répondre à ces invitations à l’Auditorat militaire.

Sur le même sujet, AFRICANEWS note : « Minaku en tête, les principaux lieutenants de Kabila invités ce lundi à l’Auditorat militaire ». Plusieurs cadres du PPRD chers à l’ancien président de la République, Joseph Kabila sont invités ce lundi 10 Mars 2025 à l’Auditorat militaire de la Gombe. Sur les invitations, il est indiqué que tous sont invités pour éclairer la justice. Mais un communiqué du ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux publié samedi indique qu’ils sont soupçonnés de complicité avec le M23-AFC et son interdits de quitter le territoire national.

De son côté, FORUM DES AS informe : « La justice militaire actionné la traque aux cadres du PPRD ». La tension politique atteint un nouveau seuil critique. Une vague de convocation judiciaires frappe de plein fouet le PPRD, formation politique de l’ancien président Joseph Kabila. Plusieurs hauts cadres du parti sont attendus lundi 10 mars à l’Auditorat militaire supérieur de la Gombe.

Le même journal titre : « Après sa tournée dans le Grand Katanga : Sama Lukonde : Dix jours de mobilisation pour l’unité et la cohésion nationale ». Profitant de ses vacances parlementaires, Sama Lukonde a appelé les Katangais à soutenir le président de la République, les FARDC et les Wazalendo face à cette guerre. Dès son arrivée à Lubumbashi, il a demandé aux habitants de compatir avec les populations de l’Est, victimes des atrocités des troupes rwandaises.

LA PROSPERITE écrit : « Après Lubumbashi, Sakania, Kolwezi et Kamina : Mobilisation pour l’adhésion à l’armée, Sama Lukonde à l’assaut du Tanganyika ». Un vrai parcours de combattant. Après Lubumbashi, Kolwezi, Sakania, Kamina, pour la campagne de mobilisation pour la campagne de mobilisation de la jeunesse à adhérer aux FARDC dans le Grand Katanga, le président de la chambre basse du Parlement a mobilisé, le vendredi 7 mars dernier, la jeunesse de Kalemie, dans la province de Tanganyika. Dans un communiqué de la cellule de communication du Speaker su sénat, Sama Lukonde se trouvait dans la province de Tanganyika, en tête d’une délégation de sénateurs et députés nationaux ainsi que d’autres notables du Grand Katanga pour mobiliser et sensibiliser les jeunes de cette province à s’enrôler massivement dans les rangs des FARDC.

LE QUOTIDIEN qui aborde le même sujet parle : « d’un Paris gagné pour Sama Lukonde au Grand Katanga ». Il mentionne que du 26 février au 6 mars 2025, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde a parcouru les quatre provinces de l’espace Katanga pour mobiliser la jeunesse et les populations du Grand Katanga contre l’agression du Rwanda avec ses supplétifs du M23/AFC. A l’issue d’une dizaine de jours de cette itinérance de sensibilisation, plusieurs jeunes ont accepté librement de s’enrôler dans les FARDC. Mieux, le Grand Katanga se range derrière le président de la République pour bouter hors du territoire national l’ennemi rwandais.

SUR LE PLAN ECONOMIQUE

Commençons avec LE QUOTIDIEN qui titre : « Mobilisation accrue des recettes : La DGRAD dotée d’un plan d’actions ». Devant les défis qui risquent de miner la réalisation des assignations de 6.350 milliards de Francs congolais en 2025, le Directeur général de la DGRAD a convoqué la conférence des directeurs, édition 2025, en vue d’identifier les réformes et actions à mettre en œuvre pour atteindre les assignations fixées par la loi de finances. L’agent étant au centre de l’action de la DGRAD, la question du social n’a pas été ignorée. Ainsi, il a été retenu des actions visant, notamment le renforcement des capacités, l’amélioration de la prise en charge médicale et la retraite des agents et cadres de la DGRAD.

Sur le même sujet, LA PROSPERITE mentionne : « Doter le Gouvernement des moyens de sa politique : DGRAD, Etienne Utshudi active une grande bataille pour la mobilisation optimale des recettes non fiscales en 2025 ». Durant quatre jours d’affilée, ils ont engagé des échanges soutenus, des réflexions poussées, identifiant les actions essentielles devant mettre permettre à la DGRAD et aux services d’assiettes d’atteindre les assignations budgétaires de l’exercice 2025 pour doter le Gouvernement des moyens nécessaires de sa politique. Et ce, conformément aux exigences fixées par la Loi de finances n°24/011 du 20 décembre 2024.

Sur une autre matière, AFRICANEWS titre : « Les dessous de la rencontre entre l’IGF et les mandataires publics : Patrouille financière, 8 dépenses et 40 boites concernées ». A la reprise de la patrouille financière, conformément aux instructions du président de la République, ces types de dépenses seront particulièrement soumis à l’encadrement des inspecteurs afin d’optimiser le fonctionnement des entreprises et établissements publics et d’enrayer les détournements. Ces dépenses sont notamment relatives à la chaine de la dépense publique, aux avantages des mandataires, aux acquisitions immobilières, aux marchés publics, aux paiements des fournisseurs et prestations, aux soins médicaux ainsi qu’aux missions à l’étranger.

CELLULE DE COMMUNICATION ACOPRIM

 

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