Les États-Unis et le Rwanda renforcent leurs relations après des tensions liées à la crise en RDC (Rfi)
Les États-Unis et le Rwanda renforcent leur relation bilatérale. Fin février, les États-Unis avaient imposé des sanctions contre le ministre rwandais de l’Intégration régionale, James Kabarebe, pour son rôle présumé dans l’offensive du M23 dans l’est de la RDC. Mais, depuis, l’administration Trump multiplie les gestes de rapprochement avec Kigali. Et ce lundi 28 avril, les deux pays ont lancé leur premier « dialogue bilatéral stratégique ».
La signature a eu lieu en présence, côté rwandais, d’Olivier Nduhungirehe, le ministre des Affaires étrangères. Washington et Kigali s’engagent à entretenir un dialogue régulier et privilégié sur quatre questions prioritaires, a expliqué le ministre à la sortie : la politique, l’économie, la santé et la sécurité. Avec une volonté : promouvoir leurs intérêts communs.
Depuis un mois, les États-Unis multiplient les initiatives diplomatiques susceptibles de favoriser leur accès aux minerais stratégiques présents dans les sous-sols de la région des Grands Lacs.
La déclaration de principe signée par le Rwanda et la RDC vendredi 25 avril en est un exemple. Ce texte, présenté comme une étape vers un accord de paix, contient une particularité : il aborde la question du commerce régional dans le secteur minier, en indiquant que Kinshasa et Kigali pourraient s’entendre pour encadrer l’exploitation de ces ressources, afin d’attirer les investisseurs
Cette coopération faciliterait l’implantation de sociétés américaines. D’autant que parallèlement, Washington mène des discussions séparées avec le Rwanda et la RDC. Cela pour signer avec chacun de ces pays des accords prévoyant un accès à des ressources minières en échange de garanties de sécurité.
