Global Growth Conference 2025 : La croissance économique pour booster les dynamiques régionales

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Le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a pris part mardi 20 mai, à la Global Growth Conference 2025 (GGC), organisée par l’Institut Amadeus à l’hôtel Sofitel de Rabat, au Maroc. Un rendez-vous économique stratégique où experts, décideurs et dirigeants économiques ont échangé sur les mutations en cours dans l’économie mondiale.

Intervenant sur le thème « Croissance économique, souveraineté et reconfiguration des équilibres économiques mondiaux « , Mukoko Samba a livré une lecture lucide des défis et des opportunités pour la RDC dans ce contexte mouvant. Pour le patron de l’Économie nationale, la souveraineté économique congolaise ne peut s’envisager en vase clos. Elle doit, selon lui, s’articuler autour d’une vision géopolitique assumée, intégrant les espaces économiques régionaux.

« La RDC doit consolider sa souveraineté économique tout en se connectant aux corridors régionaux stratégiques, tel que celui de Lobito « , a-t-il proposé, soulignant l’importance des dynamiques régionales dans la construction d’une économie résiliente et compétitive. Face aux recompositions géoéconomiques provoquées par la transition énergétique et la ruée mondiale vers les ressources stratégiques, notamment les terres rares, le VPM Daniel Mukoko a plaidé pour une mobilisation des leviers nationaux : la production énergétique à grande échelle avec des projets structurants tels que Grand Inga et le corridor vert Kivu-Kinshasa, le développement d’infrastructures portuaires modernes avec le port en eaux profondes de Banana, ainsi que la réhabilitation et l’extension du réseau ferroviaire national.

Par cette intervention, Daniel Mukoko Samba réaffirme l’ambition du gouvernement congolais de repositionner la RDC comme un acteur central de l’économie régionale et mondiale, en valorisant pleinement ses ressources et ses potentialités stratégiques.

 

Intenses séances de travail avec les délégations d’acteurs économiques et investisseurs

Ceci étant cela, comme à l’ouverture, la clôture de ce grand rendez-vous économique a marqué ses pas ; par la pertinence des interventions que par les contenus de différents messages transmis à la briochette d’homme d’affaires et sommités économiques qui se s’y fixées rendez-vous.

C’est ainsi qu’au nom du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Vice-premier Ministre en charge de l’Economie Nationale, Daniel Mukoko Samba, a salué la disponibilité des acteurs et leurs capacités à réfléchir sur les enjeux de la croissance économique dans le contexte des pays africains. Profitant de sa participation à la Global Growth Conference, il a eu d’intenses séances de travail avec les délégations d’acteurs économiques et investisseurs du Royaume Chérifien.

Il a, à cet effet, souligné la nécessité de régler la base de la coopération bilatérale en organisant une Commission mixte RDC-Maroc. C’est ainsi qu’il a rassuré qu’une réunion d’experts est d’ores et déjà programmé pour définir le contenu et la forme d’un certain nombre de texte à signer, visant à faciliter les investissements entre les deux États.

Ces échanges riches en termes de partage d’expériences a réjoui Fadwa Houirich, présidente du Comité d’Industrie de la Chambre de Commerce de la région Rabat-Salé—Kenitra.

Pour boucler la boucle de cette activité, le Vice-Premier Ministre a appelé les investisseurs marocains à privilégier la collaboration avec le secteur privé, plus apte à ouvrir les portes et à identifier les opportunités.

 

Sortir des différents pièges qui maintiennent les populations dans des situations de pauvreté

« Je tiens à saluer cette disponibilité et cette capacité à réfléchir sur les enjeux de la croissance économique dans le contexte des pays africains. Je retiens de ces deux journées, cet optimisme africain, cette aptitude interne à réfléchir et à agir. Car, il faut continuer à agir, à échanger et à apprendre les uns des autres. Nous avons parlé du futur en référence à l’hydrogène vert, car il y a déjà des expériences en cours dans certains pays africains, pilotées par leurs gouvernements, qui perçoivent ce grand marché de demain et cherchent à se positionner ».

En outre, l’orateur a précisé que « je souhaite que l’Institut Amadeus reconstitue ce centre de réflexion orienté vers l’action afin de sortir des différents pièges qui maintiennent nos populations dans des situations de pauvreté », a-t-il à la clôture de la Global Growth Conference (GGG 2025), le mercredi 21 mai, à l’hôtel Sofitel de Rabat.

Willy Kilapi

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