Les pays conviennent d’actualiser leur plan d’action pour réduire les décès dus à la résistance aux antimicrobiens
La soixante-dix-huitième Assemblée mondiale de la Santé a approuvé une décision visant à actualiser le Plan d’action mondial sur la résistance aux antimicrobiens, qui sera discuté lors de l’Assemblée mondiale de la Santé (WHA79) de l’année prochaine en 2026.
Selon l’étude sur la charge mondiale des maladies, des blessures et des facteurs de risque (GBD) estimait à 4,71 millions le nombre de décès associés à la résistance aux antimicrobiens bactériennes en 2021. La mise à jour du Plan d’action mondial offrira un cadre pratique pour les 10 prochaines années afin d’atteindre les objectifs et les engagements inclus dans la déclaration politique de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la résistance aux antimicrobiens en 2024 – y compris une réduction de 10 % des décès dans le monde associés à la résistance aux antimicrobiens bactérienne d’ici 2030.
Depuis l’adoption du plan d’action mondial en 2015, plus de 170 pays ont élaboré des plans d’action nationaux multisectoriels pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens. Le plan actualisé permettra de s’assurer que les dernières orientations sont disponibles pour aider les pays à accélérer la mise en œuvre. Il s’inscrira dans une approche multisectorielle « Une seule santé », qui vise à équilibrer et à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes.
L’OMS et les autres organisations quadripartites – l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) – élaboreront cette mise à jour en consultation avec les États membres et les parties prenantes concernées.
La soixante-dix-huitième Assemblée mondiale de la Santé a également examiné les progrès accomplis dans l’aide aux pays pour prévenir les infections ; assurer l’accès universel à un diagnostic de qualité et abordable et à un traitement approprié ; renforcer la surveillance, la recherche et l’innovation ; et améliorer la sensibilisation, la gouvernance et le financement de la résistance aux antimicrobiens.
À l’avenir, l’OMS s’attend également à ce que les pays réalisent des gains d’efficacité en intégrant les interventions de lutte contre la résistance aux antimicrobiens dans la planification et le financement du secteur de la santé, et à renforcer la coordination et la gouvernance de la riposte à tous les niveaux, y compris avec la quadripartite.
