Médias : Présentation officielle du Magazine « Batiss’Afrique » à Kinshasa 

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L’auditorium 2 de Slikin Village dans la ville de Kinshasa a servi de cadre à la présentation officielle ce mercredi 28 Mai 2025, du magazine « Batiss’Afrique « , spécialisé dans le secteur des infrastructures et travaux publics. Crée en Avril 2019, ce magazine offre également des plateformes pour les échanges sur des questions du développement et la possibilité d’informer le grand public.

Devant plusieurs personnalités du monde de la presse, de la politique et des acteurs du développement, l’éditeur général de ce magazine a remercié l’assistance qui a bien répondu à son invitation. Gardy Diana a fait savoir que Batiss’Afrique est un instrument de lobbying pour faire évoluer les politiques publiques, dans l’objectif de valoriser l’ingéniosité africaine dans le domaine des infrastructures. Dans son mot de bienvenue, l’éditeur général a rappelé que ce magazine est réparti en septembre chapitres qui reviennent sur les méandres du Fond nationale d’entretien routier, FONER, dans sa mission d’entretenir les routes en République démocratique du Congo.

« Au delà de la production, il faut avoir le feedback pour trouver un compromis », a fait savoir le créateur de cette oeuvre intellectuelle, le Journaliste Gardy Diana.

La problématique de la ville de Kinshasa évoquée en pannel

Un autre temps de cette cérémonie, c’était les exposés par les panelistes.

Trois orateurs ont exposé sur la situation actuelle de la ville de Kinshasa. Il était question d’analyser les vraies causes du non développement de la capitale congolaise. Le Président du conseil supérieur de l’audiovisuel et la communication qui a salué l’initiative, a invité la population à s’approprier cette œuvre de qualité. Entant que paneliste, maître Christian Bosembe pense qu’avant de rebâtir Kinshasa, il faut le bâtir d’abord. Et avant de bâtir, il faut tout d’abord exister. Le Président du CSAC soutient que les embouteillages que connait la ville de Kinshasa est une pathologie. Ils sont une expression d’une ville malade.

« Si ce problème n’est pas résolu, ce que les habitants sont malades », a t-il déploré.

Il a également dénoncé le fait que les intelligences, les experts, les techniciens ou mieu les spécialistes ne sont plus écoutés.

« La solution c’est laver les cerveaux. Il faut dépassionner des questions techniques, en laissant la place aux techniciens. Laissons les intelligences parler « , a déclaré le Président du CSAC Maître Christian Bosembe, qui a exposé sur « Rebâtir la ville de Kinshasa ». Il soutient par ailleurs, qu’il est possible d’avoir des villes convenables dans ce pays.

Un autre exposé etait axé sur le développement. Un professeur d’université, expert sur des questions du développement durable a démontré que l’homme congolais n’a rien fait après le départ des colonisateurs. Pour lui, en RDC, il n’y a pas de vision de développement. Il a fait savoir qu’on ne peut pas se développer ou progresser sans une vision claire. En outre, il faut s’engager à fond pour réussir dans sa vision. Il a proposé que le pays s’inscrive dans une dynamique de la vision du développement à long terme. Même si on changeait les individus, mais que la vision reste et que tout le monde travaille sur base de cette vision comme ça se passe dans d’autres pays. Il a déploré que les politiques ont pris en otage le pays. Mais toutefois, l’orateur soutient qu’il faut imposer aux politiques une nouvelle façon de faire fonctionner la République. Il faut aussi avoir un comportement exemplaire en matière de gouvernance.

Dans son bref exposé, le Professeur Godé Mpoyi, député national et ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa a relevé deux points qui sont à la base des difficultés dans la ville de Kinshasa. Il parle du casting et des moyens. Il a déploré le fait que les intelligences sont oubliées. Il pense que la responsabilité revient aussi aux médias qui doivent faire un travail de fond afin de proposer au public des contenus capables.

« Il faut la prise de conscience. Il ne faut pas normaliser ce qui est négatif. Il faut s’affranchir de certaines considérations, qui consiste à honorer le mal ou à le sacraliser », a soutenu le député national, le pasteur Godé Mpoyi.

Cette cérémonie de présentation de ce magazine a donné lieu à des moments aussi riche en couleurs, riche en connaissance qui éveille la conscience collective afin de permettre à la ville de Kinshasa de se développer. Il faut rappeler que « Batiss’Afrique », est le premier magazine de la sous région et du continent africain sur des questions des travaux publics et la construction.

 

Jonsard Mikanda

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