La Rdc reste engagée dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits et de la mise en œuvre effective de l’Addendum au Communiqué conjoint de 2019

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A ce sujet, le Président de la République a rappelé que les violences sexuelles liées aux conflits continuent de défigurer notre Nation, de briser nos communautés et d’offenser notre humanité. Alors que nous aspirons à une République digne, stable et souveraine, il est impératif de traiter cette tragédie nationale avec la rigueur et l’urgence qu’elle exige.

En 2023, plus de 123.000 cas ont été officiellement recensés, et des milliers d’autres l’ont été depuis par le CICR, Médecins Sans Frontières et les Nations Unies. De 2020 à 2025, des actes de violences sexuelles, souvent perpétrés dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema et Tanganyika, ont été documentés au sein même de nos forces de sécurité : FARDC, PNC et autres services publics.

Ces faits, d’une gravité extrême, engagent désormais la responsabilité du commandement, tant dans l’Armée que dans la police nationale.

Personne ne saurait se dérober aux actes commis sous son autorité. Même les forces Wazalendo doivent recevoir des directives claires à ce sujet.

Le Président de la République a rappelé que la RDC a signé en 2013 un Communiqué conjoint avec les Nations Unies, renforcé en 2019 par un Addendum contraignant. Ces engagements doivent être appliqués sans délai.

A cet effet, il a personnellement échangé avec Mme Pramila Patten, Sous-Secrétaire générale de l’ONU, pour établir une feuille de route opérationnelle en lien avec les Ministères concernés. Ainsi, il a instruit formellement les autorités suivantes à mettre en œuvre des actions concrètes, mesurables et irréversibles :

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières : d’exécuter le Plan d’action de la Police Nationale Congolaise, de désigner un point focal, et d’interdire toute promotion d’agents impliqués ;

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants : de réviser le Plan d’action des FARDC, d’exclure tout militaire coupable, de documenter les abus, et de faire signer des engagements aux commandements ;

La Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie : d’intensifier les démarches pour repositionner notre pays au Conseil de sécurité ; Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux : de donner des injonctions des poursuites sans complaisance contre les auteurs, et de proposer les réformes législatives nécessaires ;

Coordination présidentielle en charge de la jeunesse, des femmes et de la lutte contre la traite : d’assurer le suivi de l’Addendum, produire des rapports périodiques, de renforcer la redevabilité, et d’améliorer l’accessibilité de la ligne verte (122). Un rapport d’exécution est attendu dans un délai de 30 jours.

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