Rutshuru: 15 corps sans vie en décomposition, les secouristes volontaires de la Croix rouge les ont enfouis
Ce 26 août 2025 à Ruza et Kibaya, sur ordre des éléments du M23, les volontaires secouristes de la Croix rouge de la RDC les ont enfouis. C’est dans la localité Butalongola, groupement Tongo, chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru à l’Est de la RDC. Selon l’observation de la zone d’assainissement de 15 corps, tous étaient de sexe masculin et majeurs.
D’après les sources dans la zone, les auteurs sont les combattants du M23 qui se transforment en égorgeurs contre les civils Hutu congolais qu’ils rencontrent aux champs, en route, aux domiciles uniquement pour les abattre au moyen de machettes, massues en les contondant, de tirs à la volée et à bout portant.
Vendredi, le 22 août 2025, les militaires du M23 prenaient impérativement les hommes de leurs champs pour les abattre, ici c’est à Ruza80. Sur 15 corps, ces combattants ont abattu dix personnes à Ruza et cinq à Kibaya. Ces derniers, ils les ont abattus par balles réelles, car toute la journée c’était le bruit des armes à feu. Ces deux contrées dont Ruza80 et Kibaya sont dans la localité susmentionnée. Tous les Hutu congolais, ils les assimilent aux FDLR, d’autres tribus sont épargnées à part ceux qu’ils rencontrent confondus aux Hutu. Dans ce groupement Tongo, dans les entités comme Buhambi, Butare, Ruza80, Kibaya, Kabizo et aux alentours, les aborigènes craignent d’aller aux champs à cause de ce danger. Car il y a le bruit des armes chaque jour.
Ce lundi, le 25 août 2025, les éléments du M23 ont renfermé les civils dans l’église de la 55ème Communauté des Églises Baptistes de l’Est au Congo «CEBCE» à Ruza, toujours dans le groupement Tongo depuis tôt le matin jusqu’aux environs de 15h30. On ne connait pas le motif. Notre recherche étant diachronique, la documentation est en cours pour accéder aux données identitaires de victimes dans la persévérance.
Pour maximiser les ressources humaines, le mouvement du M23 sème le vent en séduisant les civils qu’ils leur donneront de boulots. Les prestataires qui occupent les postes stratégiques comme infirmier titulaire, ingénieur agronome, etc. Ils les imposent d’aller suivre leur idéologie d’abord. Si vous ne voulez pas, vous perdez l’emploi. C’est le cas typique du docteur Kasunzu Hakizimana Jean-Marie, médecin directeur honoraire de l’hôpital général de référence de Rutshuru, qu’on a dégradé en médecin traitant encore à Goma.
Adhérer à l’idéologie du M23 ou mourir
Alors que les conditions de vie dans cette période martiale ne sont pas favorables d’aller travailler à distance hors de sa famille nucléaire. Il est parti au mois de juillet 2025. La hiérarchie du M23 lui a demandé d’aller subir la formation idéologique à Chanzu, il a refusé. C’est pourquoi selon eux, comme c’est le poste stratégique/politique établi par le gouvernement congolais, or en matière politique ce sont les éléments du M23 qui contrôlent la zone de santé de Rutshuru. Sur ce, ils ont établi le leur qui est passé à leur formation, c’est Bakunzi Claude.
A part l’ONG MSF, pour d’autres qui viennent travailler dans la zone de santé sous leur contrôle, n’est retenu au boulot au terme de concours d’embauche que celui qui est membre du M23 ayant subi la formation sur l’idéologie de ces conquérants contingents. Que le postulant ait le diplôme ou pas, ils ne tiennent pas compte de compétences ni l’expérience, il suffit d’être membre du mouvement et l’ONG se soumet.
Tout candidat retenu dans l’ONG par le canal du M23 doit impérativement déposer le tribut dans la caisse du mouvement M23 pour maximiser les revenus et élever leur projet expansionniste. L’analyse sur terrain prouve suffisamment que c’est la machination de pratique occulte cleptomanique et ésotérique appropriée à certains hommes et femmes naïfs congolais.
Car les militaires gradés de colonels, de majors, etc. ont ravi les champs de paisibles citoyens, et une partie du parc national des Virunga à Kahunga vers Mabenga. Cette saison, il y a le Colonel qui a produit 60 sacs de maïs. Certaines mamans qui étaient prises par force pour vanner ont donné le témoignage de bouche à oreille, le commentaire étant négatif. Les habitants sont tellement fatigués et manquent où aller et que faire.
