Casablanca, pas de cortèges ni gyrophares
Nombreux sont des Congolais qui veulent savoir si leurs autorités voyagent réellement à l’étranger, pour voir ce qui se fait ailleurs, et espérer reproduire la même chose chez eux ? Car si elles voyageaient, la moindre de choses serait de faire du droit comparé, en copiant et en améliorant ce qui se fait ailleurs en les implémentant chez soi. Malheureusement, la Rdc, mieux sa capitale Kinshasa semble vivre dans un monde propre à elle. Elle ne profite rien des voyages que les autorités effectuent sur coup de plusieurs milliers de dollars américains, obligée d’inventer ses propres règles qui sont en marge de ce que d’autres peuples plus civilisés trouvent de normal.
En effet, il suffit de visiter certaines villes africaines pour se rendre compte que Kinshasa doit renforcer ses capacités, pour tenter de redorer son image ternie. Et ce, pratiquement dans tous les domaines. A Cablanca au Maroc depuis le 30 août 2025, la presse africaine dans sa globalité est étonnée de ce qu’elle voit. Il transparait qu’une volonté politique (l’amour du pays, le patriotisme), accompagnée de moyens conséquents, ne peuvent que produire des résultats escomptés.
Depuis que les journalistes sont à Casablanca, soit le 30 août dernier, ils n’ont aperçu ni cortège ni gyrophares, contrastant avec les réalités de certains pays, notamment la République démocratique du Congo où cette réalité est criante. Dans un environnement kinois dominé par des cortèges et des routes déficitaires, c’est un cocktail de bruits auquel l’opinion assiste au quotidien.
Dans la circulation en commun, il est facile de se rendre compte que les chauffeurs et les motards marocains roulent avec la paix du cœur. Tout se fait dans le calme et dans le respect de l’autre. Une façon de conduire qui est à l’image de certains pays développés et qui n’a rien à voir avec les réalités des pays sub-sahariens. Que ça soit à Casablanca ou à Tanger, vous ne voyez pas des gens qui sont agités et aux visages renfrognés ; vous n’entendez pas des bruits inutiles. Mêmes les sonneries ou les cloches des mausolées se font dans le but de ne pas déranger le voisinage.
De l’aéroport de Casablanca, en passant par la gare de TGV de la même ville, avant de déboucher sur la gare de Tanger, l’on n’a aperçu ni Shegués (enfants de la rue), ni cirageurs ou autres vendeurs à la criée. Et pourtant, les enfants de la rue est une réalité à laquelle beaucoup de pays n’échappent pas.
Sur le plan environnemental, le Maroc a encore une leçon à donner à certains pays africains. Les immondices, les sachets et les bouteilles en plastiques ne sont pas visibles ! Et pourtant, le pays les produits en quantité. La différence avec les autres, c’est dans la gestion et dans la politique adoptée dans chacun de domaines.
Au niveau de l’Urbanisme et Habitat, on ne connaît pas de constructions sauvages au Maroc. Chacun ne construit pas n’importe où et selon son bon vouloir. Mais l’Etat est débout et régule tout ce qui se fait, afin de faire respecter l’ordre et la discipline. Des espaces verts sont visibles, gardés et protégés, pendant qu’à Kinshasa, il se constate une guerre lancée contre les espaces verts qui sont lotis en désordre et au grand étonnement général.
Preuve que quand on veut, on peut. Mais pour les autorités de Kinshasa, il est difficile de vous dire qu’une certaine volonté existe, même si les moyens sont à leur portée. Qui vivra verra !
