A Bruxelles: Jules Alingete échange sur la gouvernance financière de la RDC et l’évolution de l’Indice de perception de la corruption

En marge de la cérémonie de vernissage de son ouvrage consacré au contrôle a priori des finances publiques en République démocratique du Congo, l’ancien Inspecteur général des finances, Chef de service, Jules Alingete Key, a été reçu à Bruxelles par Bertin Mampaka, président du Parlement bruxellois.

Cette rencontre a été l’occasion d’un échange consacré notamment aux évolutions de la gouvernance financière publique en République démocratique du Congo au cours de la période 2020-2025, ainsi qu’aux différents indicateurs internationaux relatifs à la lutte contre la corruption.

Au centre des discussions : l’évolution de la perception de la corruption en RDC telle qu’elle ressort de l’Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International.

Les données de Transparency International montrent que la RDC avait obtenu un score de 18/100 en 2020, avant d’atteindre 19/100 en 2021, puis 20/100 en 2022 et 2023. Le score est ensuite revenu à 19/100 en 2024, avant de s’établir à 19/100 dans l’IPC 2025, publié en février 2026.

Ces chiffres constituent un indicateur international de la perception de la corruption dans le secteur public. Transparency International précise que l’IPC repose sur plusieurs sources indépendantes et recueille notamment les perceptions d’experts et de représentants du monde des affaires. Il ne constitue donc pas, à lui seul, une mesure directe de l’ensemble des actes de corruption commis dans un pays.

Dans ce contexte, les échanges entre Jules Alingete et Bertin Mampaka ont également porté sur les mécanismes institutionnels mis en place en RDC pour renforcer le contrôle des finances publiques et prévenir les pratiques de mauvaise gestion.

Sous la période examinée, l’Inspection générale des finances (IGF) s’est retrouvée au cœur des efforts de contrôle des ressources publiques. Transparency International elle-même relevait, dans son analyse de l’IPC 2023 pour l’Afrique subsaharienne, le rôle joué par l’IGF dans l’intensification des efforts de lutte contre la corruption en RDC au cours des années précédentes.

La rencontre de Bruxelles intervient par ailleurs dans le prolongement de la publication de l’ouvrage de Jules Alingete consacré au « contrôle a priori des finances publiques », présenté comme une réflexion sur la prévention des risques avant l’engagement des dépenses publiques.

À travers cet échange, les deux personnalités ont ainsi abordé les enjeux liés au renforcement des mécanismes de contrôle, à la transparence dans la gestion des ressources publiques et à la consolidation de la gouvernance financière en République démocratique du Congo.

L’évolution des indicateurs internationaux entre 2020 et 2025 montre, pour sa part, que les efforts de réforme et de contrôle doivent s’inscrire dans la durée. Avec un score de 19/100 en 2025, la RDC demeure confrontée à d’importants défis en matière de perception de la corruption, dans un contexte où la moyenne mondiale de l’IPC 2025 est tombée à 42/100.

Cette rencontre à Bruxelles aura donc permis de mettre en perspective les réformes de la gouvernance financière congolaise avec les standards et indicateurs internationaux, tout en ouvrant un espace d’échanges sur les mécanismes susceptibles de renforcer davantage la prévention, le contrôle et la transparence dans la gestion des finances publiques.

 

Par Didier Mbongomingi

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