A l’hôpital de Kintambo, la Première Ministre réconforte les victimes de violences sexuelles
La prise en charge et la réinsertion sociale des femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo, demeure l’une des priorités du Gouvernement central. La Première Ministre, à peine rentrée dans la capitale, après une mission intense au Kongo central, a visité ce jeudi le Centre Intégré des Services Multisectoriels de Kintambo.
Accompagnée du Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, et d’une délégation conduite par la duchesse Sophie d’Edimbourg, membre de la famille royale britannique, Judith Suminwa a effectué une ronde dans différents services dudit centre de l’hôpital général de référence de Kintambo.
Cette section réservée aux traitements médicaux des femmes qui ont subi des violences sexuelles dans les zones de conflit ou ailleurs, vient d’être rééquipée en matériels par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
La Première Ministre et la délégation de la duchesse d’Edimbourg ont, sur place, reçu des explications sur son modèle de fonctionnement. Les victimes y bénéficient d’une prise en charge médicale, psychologique, ainsi que d’une assistance juridique et d’une réinsertion socioéconomique et scolaire au besoin.

Dans un élan de solidarité, la Première Ministre et la duchesse britannique se sont entretenues avec une dizaine de femmes victimes de viols, loin de regards indiscrets pour écouter leurs histoires et leurs préoccupations.
Les survivantes de viols désormais micro-entrepreneuses
C’est par un tour au stand d’exposition des œuvres de femmes réinsérées par le Centre Multisectoriel de Kintambo, que la Première Ministre et la délégation de la duchesse d’Edimbourg ont clôturé cette visite.
Dans ces stands, sont exposés des sacs, bracelets, bandeaux de tête, yaourts, paquets de bananes plantains en chips et légumes variés, produits des mains de ces femmes résilientes ; preuve de leur savoir-faire et de leur détermination à se reconstruire et à continuer à vivre malgré tout le traumatisme connu.



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