Des élus des Provinces du Sud du Royaume ont pris la parole, jeudi devant la 4e Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, pour témoigner, preuves et chiffres à l’appui, du grand essor démocratique et de la dynamique de développement que connaît aujourd’hui la région du Sahara marocain.
Intervenant devant les membres de la Commission, la jeune député Moufida Ouiddad, fraîchement élue à la Chambre des représentants lors des élections législatives du 23 septembre, s’est dite fière « d’incarner l’image d’une génération de femmes sahraouies dont la présence dans la vie publique est devenue une réalité tangible au sein des institutions élues et aux postes de décision ».
La légitimité représentative, a-t-elle souligné, « n’est ni une simple prétention ni un mandat à durée indéterminée », affirmant être investie, en tant qu’élue, « d’un mandat dont je connais la source, la durée et la valeur de la confiance que les Sahraouis m’ont témoignée ».
Prenant la parole à son tour, le président de la commune de Dakhla, Hormatollah Erragheb, s’est dit honoré de représenter la deuxième plus grande ville des Provinces du Sud du Royaume, devenue « un pôle économique prometteur et une interface atlantique ouverte sur le monde ».
Cette dynamique, a-t-il fait valoir, est le fruit d’une vision « fondée sur l’ouverture, l’investissement, la valorisation des ressources, le développement du capital humain et l’articulation entre le développement local et les partenariats nationaux et internationaux ».
Il s’agit de l’une des success stories qui se déclinent chaque jour dans la région du Sahara marocain, a affirmé M. Erragheb, ajoutant que « les Sahraouis que nous connaissons et représentons ne veulent pas vivre en marge du monde, ni suspendre l’avenir de leurs enfants aux chimères de certaines parties qui ne comprennent pas le sens des valeurs de la démocratie et du développement ».
De son côté, le conseiller de la commune de Foum El Oued, H’Mmaid Soubai, a souligné que sa présence à l’ONU, aux côtés de parlementaires et de membres des conseils élus des Provinces du Sud, « s’inscrit dans le prolongement de la légitimité électorale et de la responsabilité que nous assumons envers les habitants de cette partie du Royaume ».
Évoquant la dynamique de développement que vivent les villes et les provinces du Sahara marocain, M. Soubai a estimé que cet essor démontre que « l’investissement dans les infrastructures et dans le capital humain est, par essence, un investissement dans la dignité humaine, que nous souhaitons également pour nos frères des camps de Tindouf ».
Dans le même sens, Takber Abba, élue locale de la province de Boujdour, s’est réjouie du fait que la femme sahraouie ne soit plus une simple bénéficiaire des politiques de développement, mais une actrice à part entière qui y contribue par sa créativité, son esprit d’entreprise et son apport à la création de valeur.
La femme sahraouie « n’est plus un objet des politiques publiques, mais bel et bien une actrice économique, une porteuse de projet, une directrice d’établissement, une employeuse qui participe à l’économie locale et nationale », a-t-elle soutenu.
Pour sa part, le président de la commune de Smara, Moulay Brahim Chrif, a souligné que bien que cette ville soit géographiquement éloignée de la côte, elle « n’a pourtant jamais été en marge de la dynamique de développement que connaissent les autres parties des Provinces du Sud ».
A cet égard, il s’est dit convaincu que l’Initiative Royale visant à faciliter l’accès des pays africains enclavés à l’océan Atlantique offre une occasion d’ »inscrire nos villes intérieures dans des réseaux de connectivité, d’échange et d’investissement ».
La véritable représentation des Sahraouis « n’est ni proclamée de l’extérieur ni monopolisée par un slogan politique, mais se construit à travers la confiance accordée par les citoyens dans les urnes », a-t-il insisté.
De son côté, M’aidla Lebhaihe, récemment élue lors des législatives du 23 septembre, a estimé que l’élection de femmes sahraouies sur des listes locales revêt une signification politique particulière.
La présence des femmes, a-t-elle dit, « n’est plus uniquement liée aux mécanismes juridiques destinés à renforcer leur représentation », ajoutant qu' »elles choisissent désormais de se présenter sur des listes communes avec les hommes et de mener leurs campagnes électorales dans les mêmes conditions politiques ».
Le président de la commune de Dchira, Sidati Ben Massaoud, a, pour sa part, souligné que la légitimité de la représentation « ne peut résulter d’une nomination, d’une position imposée aux Sahraouis contre leur gré ou d’une revendication unilatérale, mais doit reposer sur un mandat politique et institutionnel émanant du citoyen, acquis par le vote et renouvelé périodiquement par la volonté des électeurs ».
D’autres pétitionnaires, notamment Mohamed Edabadd, entrepreneur opérant dans les Provinces du Sud, Ahmed Bouchalgua, cinéaste et producteur, et Khadija Ezaoui, ingénieure spécialisée dans les énergies renouvelables, ont également mis en avant la dynamique de développement que connaissent les provinces du Sud, notamment dans les domaines économique et culturel, ainsi que dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’investissement et des nouvelles technologies.
