A Moanda : la baleine échoue dans une plage de l’océan Atlantique  

C’est depuis le mercredi dernier dans la soirée qu’une baleine de dix mètres de long et cinq mètres de large a échoué dans la côte Rd-Congolaise, précisément dans le territoire de Moanda. L’animal qui suivait une proie certes et qui a échoué sur la plage était encore vivant durant le premier jour où un secours professionnel avec un équipement lourd adapté à la taille du mammifère, accompagné des vétérinaires et autres scientifiques manquait cruellement. c’est au deuxième jour dans le début de l’après-midi que le plus gros mammifère marin a succombé.

 

Les causes de sa mort n’étant pas encore connues, étant donné que les examens au niveau des laboratoires vétérinaires de Moanda et Kinshasa n’ont pas encore révélé leurs résultats.

En attendant les résultats, il est conseillé aux communautés riveraines de pouvoir éviter d’être en contact avec l’animal. Et de ne pas consommer la chair de l’animal ; l’endroit où l’animal devrait se décomposer doit être une zone interdite aux non scientifiques.

Les experts de l’ONG Environnement Sain Sans Frontières ESSF demandent aux autorités de sécuriser l’endroit avec des moyens de dissuasion conséquents…

 

La RDC est un espace de vie qui a connu plusieurs épisodes des maladies zoonotiques, avec la maladie à virus Ebola en tête, ironie du sort, le pays est en train de traverser la dix-septième épidémie, qui a déjà touché 5 provinces et qui se propage avec une vitesse de croisière.

Les mêmes experts d’ESSF rappellent que c’est au Kongo Central qu’on a découvert pour la première fois au monde le Virus qui s’appelle Bakongo, qu’on ne connait pas encore, comme Ebola leurs hôtes ou porteurs sains.

Il serait conseillé de pouvoir prendre toutes les mesures pour éviter une quelconque contamination de la population qui puisse venir de ce mammifère marin.

A l’ère des changements climatiques, il y a lieu de prendre conscience des effets du dérèglement climatique et ses corollaires, en étant proactif, en anticipant les évènements à la place d’être réactif, en subissant les évènements.

 

La RDC et ses décideurs devraient se préparer à accueillir non seulement les êtres humains comme les Mbororos et autres, mais aussi d’autres espèces qui sont menacées par l’augmentation de la température au niveau des océans et la sècheresse pour ceux qui habitent la terre ferme.

Sans doute que les eaux douces du grand fleuve du monde avec une température plus basse que celle des océans attirent les mammifères marins et leurs proies.

 

C’est une des raisons pour que la RDC soit dotée d’équipements adéquats pour arriver à protéger toutes les espèces y compris les gros mammifères marins. Pour cela, le pays doit équiper les gardes côtes, encourager les réseaux de la société civile qui doivent se spécialiser pour la protection des grands mammifères, comme c’est le cas en France.

L’ éducation écologique s’impose aux communautés, si cette éducation existait, les habitants de Moanda ne pouvaient pas crier aux alentours de l’animal ni s’approcher du cétacé. il y aurait une équipe qui devrait continuer à verser l’eau de l’océan sur le dos de la bête qui séchait déjà, bien sûr en évitant que son évent ne soit exposé.

On ne pouvait pas voir des engins qui servent à la construction des infrastructures, servir pour repousser le mammifère marin vers les eaux profondes, alors qu’il a une colonne vertébrale très fragile. C’est une source de stress qui ne pouvait que pousser l’animal à la mort.

Que cet incident malheureux pour la biodiversité en RDC serve d’une grande leçon aux responsables de l’ICCN, du ministère de l’Environnement qui ont la responsabilité de la protection de la faune et flore en RDC.

 

Alain Botoko

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