A Nkamba, au Palais du peuple et à Assosa: Antoine Ghonda mobilise en faveur du grand culte œcuménique pour la paix en Rdc
Sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et dans le cadre de la diplomatie religieuse qu’il a initiée, Kinshasa va abriter un grand culte œcuménique pour la paix en RDC qui aura lieu le dimanche 13 juillet 2025 à partir de 14h sur l’esplanade du Palais du peuple. Afin de réussir ce grand moment de communion religieuse, l’Ambassadeur itinérant du Chef de l’Etat Antoine Ghonda Mangalibi a entamé, ce vendredi 26 juin, une tournée de sensibilisation auprès des confessions religieuses. Il s’est rendu à Nkamba Nouvelle Jérusalem, dans la province du Kongo Central, avant de donner le même message aux deux grands cultes de célébration du 65ème anniversaire de l’indépendance de la RDC organisés par la plate-forme « Communautés Unies du Réveil (CUR) regroupant un ensemble d’églises évangéliques néo-charismatiques sous la direction de l’Evêque supérieur Dodo Kamba et au culte des églises traditionnels.

Cette rencontre a pour but, non seulement de renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les peuples américain et congolais, mais aussi de constituer une force de lobby de ces peuples auprès des dirigeants afin de contribuer à la paix et le développement de la RDC.
C’est le Pasteur Travis Johnson, adjoint à la directrice du Bureau de la Foi de la Maison Blanche (officiellement nommé « Faith and Opportunity Initiative »), la célèbre télévangéliste Paula White-Cain, qui va conduire la délégation des religieux américains sur autorisation spéciale de la Maison Blanche.

Le programme prévoit des prières, des exhortations, des déclarations prophétiques ainsi que des messages croisés de solidarité entre les deux peuples. Ce grand culte œcuménique sera aussi agrémenté par les chantres gospels.
Plus de 30.000 fidèles sont attendus à cette célébration qui connaitra également la présence de hauts responsables des institutions publiques.
Mobilisation lancée à Nkambwa
Afin de réussir ce grand moment de communion religieuse, l’Ambassadeur itinérant du Chef de l’Etat a entamé, ce vendredi 26 juin, une tournée de sensibilisation auprès des confessions religieuses. Antoine Ghonda Mangalibi s’est rendu à Nkamba Jérusalem, dans province du Kongo Central, où il a été l’hôte du Chef spirituel et Représentant légal de l’église kimbaguiste avec qui il a échangé pendant près d’une heure.
Au sortir de cet entretien, l’émissaire du chef de l’État a dit sa satisfaction après la bénédiction de son Éminence Simon Kimbangu pour le grand culte œcuménique du 13 juillet prochain.

« Je suis venu vers l’excellence du Léopard – le sens du nom ‘’Ko-ngo’’- pour chercher un soutien aux efforts de paix pour la RDC », a dit l’Ambassadeur Ghonda qui a rappelé les attentes de la diplomatie religieuse dans les efforts pour cette paix.
L’envoyé spécial du chef de l’État a fait remarquer que « jusque-là nous avons mené la guerre avec l’armée militaire et l’armée diplomatique, mais cette fois-ci nous avons résolu d’apporter l’armée spirituel car là où il n’y a pas Dieu, il est difficile de remporter des victoires ». Et d’ajouter que « le premier bataillon de l’armée spirituel est ici à Nkamba. Je suis donc venu lui dire qu’il est temps que l’armée spirituelle congolaise puisse prendre le relais pour venir en appui à ce que nous faisons déjà, et le Père spirituel, qui était très attentif à nos explications et notre requête, a donné son quitus et sa bénédiction ».
Accord d’accompagnement avec la CUR de Dodo Kamba et les Eglises traditionnelles
Après Nkamba le vendredi dernier, l’Ambassadeur itinérant du chef de l’Etat a poursuivi, ce lundi 30 juin, sa campagne de sensibilisation et de mobilisation pour le grand culte américano-congolais pour la paix, qui doit se tenir le dimanche 13 juillet 2025 au Palais du peuple. Il a, en effet, été l’hôte de de deux grands cultes de célébration du 65ème anniversaire de l’indépendance de la RDC. Première étape, le culte pour la paix organisé à l’esplanade du Palais du peuple par la plate-forme « Communautés Unies du Réveil (CUR) regroupant un ensemble d’églises évangéliques néo-charismatiques sous la direction de l’Evêque supérieur Dodo Kamba qui est le Représentant légal.
Du haut de cette tribune et face à plus de 10 mille fidèles, l’Ambassadeur Ghonda a commencé par saluer la signature de l’accord de paix intervenu à Washington entre la RDC et le Rwanda avant de saluer également la bravoure du peuple congolais qui est resté debout pendant les trente dernières années d’agression du pays.
Antoine a ensuite avancé pour dire, comme à Nkamba, que l’heure est venue pour que la diplomatie religieuse se mette en avant, car « là où Dieu n’est pas là, c’est difficile de réussir ».
« Ici même sur cette avenue (ndlr : le boulevard Triomphal), nous avions l’habitude de voir défiler la puissance militaire pour célébrer l’indépendance de notre pays. Aujourd’hui, c’est vous, l’armée spirituelle, qui êtes l’armée décisive ; c’est vous qui allez à présent vous mobiliser pour célébrer la paix retrouvée en soutenant, par la diplomatie religieuse, les efforts politiques et militaires », a-t-il fait comprendre.
Invitant les fidèles présents au rendez-vous- du 13 juillet, il a relevé l’importance de ce culte-là qui va constituer une façon de cimenter les efforts de paix soutenus par les Etats-Unis, « car la délégation des religieuses attendu est constituée de dix Pasteurs sur les 28 que compte le Bureau de la Foi de Donald Trump à la Maison Blanche ».
Après le Palais du Peuple, l’Ambassadeur Itinérant se rendu au second culte des églises traditionnels qu’officiait Son Eminence Ambassadeur Mangelesi Lubasa, Président Général, Représentant Légal et Chef Suprême de Bangunza ainsi que de la Confession Religieuse des Eglises Autochtones Traditionnelles, Bangunza, Mpeve ya N’longo (CREATBM). L’indépendance de la RDC étant considérée comme une victoire des bangunza sur le colonialisme des blancs, Ce culte avait tout son sens par rapport au message de rassemblement des religieux pour cimenter la paix en RDC.
Sans détour, et aux côtés de l’Ambassadeur Ghonda sur le podium, le chef suprême Mandelesi Lubasa a donné son mot d’ordre aux fidèles présents au terrain Assossa de Kasa-Vubu pour qu’ils se rendent à la grande célébration du 13 juillet au Palais du peuple. Et à son tour, l’envoyé du chef de l’Etat a galvanisé l’assistance à qui il s’est adressé en lingala pour un meilleur contact. « Ezali likambu ya bangunza, biso bangunza nde tozwi indépdndance pe topesi bokonzi, alors tosimba yango ». (C’est une affaire des bangunza, nous qui avions arraché l’indépendance et qui offrons le pouvoir ; alors soutenons ce pouvoir-là), a sensibilisé.
« Le chef de l’Etat nous a donné une responsabilité, et nous sommes en train de nous y atteler avec cette diplomatie religieuse qui amène dix pasteurs américains de la Maison Blanche. C’est une opportunité pour nous de continuer à faire pression pour récupérer complètement notre intégrité territoriale », a-t-il insisté.
Genèse de la démarche
La célébration religieuse américano-congolaise pour la paix et le développement fait suite à la démarche de diplomatie religieuse entreprise début juin 2025 par l’Ambassadeur itinérant du chef de l’Etat, Antoine Ghonda Mangalibi, qui avait rencontré des leaders des églises pentecôtistes et évangéliques américaine, principalement le Pasteur Travis Johnson, un des membres influents du Bureau de la Foi de la Maison Blanche créé par le Président Donald Trump pour se rapprocher des peuples.
La rencontre entre l’émissaire du Président Tshisekedi et ce représentant du Président Trump a débouché sur un engagement fort de ce dernier à soutenir l’initiative congolaise de paix auprès des dirigeants américains. C’est ainsi qu’en plus de la prière qu’il avait faite lors du culte de l pentecôte le 8 juin à la Pathway Church (à Mobile, Etat d’Alabama), il a obtenu des autorités de la Maison Blanche l’accord pour conduire à Kinshasa une délégation d’une dizaine de pasteurs américains.
Par cette diplomatie religieuse qu’elle engage pour la première fois depuis son accession à l’indépendance, la RDC aborde une approche intégrant la religion dans les relations internationales et la diplomatie, ce qui manquait à ce pays dont la population est pourtant chrétienne à plus de 80%. Il a donc fallu cette initiative du Président Tshisekedi, qui a consacré à Dieu son pays à son accession à la magistrature suprême, pour intégrer ce soft power dans son action d’ouverture et de rapprochement des peuples.
La religion étant indéniablement un soft power (douce puissance), il est alors question pour la RDC désormais, de mettre en avant des valeurs religieuses partagées afin d’exercer une influence culturelle, idéologique ou toute autre, à travers les hommes d’église, les institutions et les organisations religieuses dont le rôle clé dans la diplomatie, en tant que médiateurs, interlocuteurs et experts, n’est plus à démontrer.
Sous l’impulsion du Président Tshisekedi, Antoine Ghonda apporte ainsi une touche particulière dans la promotion de la paix, la résolution des conflits et la compréhension interreligieuse par le rapprochement des peuples à travers des interactions entre États, groupes politiques et institutions religieuses.
