Le Ministre d’État, ministre de l’urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro Muvinyi a présidé, ce jeudi 05 Novembre l’atelier consacré à la présentation et à la discussion du manuel des procédures de la Cellule de Coordination des Projets d’Urbanisme, CPU. Une rencontre qui constitue une étape importante dans le renforcement des capacités d’action du Ministère et dans l’amélioration de la conduite des projets au service des villes congolaises et de leurs habitants.
La CPU est un organe technique du Ministère chargé d’apporter un appui stratégique et opérationnel à la préparation, à la coordination et au suivi des projets urbains. Son intervention couvre l’ensemble du territoire national et doit assurer une meilleure cohérence entre les priorités du Gouvernement, les besoins des territoires et les interventions de nos partenaires.
Sa création répond à une exigence essentielle : «donner à notre politique urbaine les moyens concrets de sa mise en œuvre». Les villes congolaises connaissent une croissance rapide, tandis que les besoins en planification, en habitat, en équipements collectifs et en services urbains demeurent considérables. Les risques d’inondation, d’érosion et d’occupation anarchique imposent également des réponses mieux préparées, coordonnées et durables.
Dans ce contexte, la CPU doit contribuer à transformer les besoins identifiés en projets structurés, les projets en financements mobilisables et les financements en résultats concrets pour la population. Ses missions portent notamment sur le montage technique, financier et institutionnel des projets, la coordination des interventions, l’organisation des données urbaines, le dialogue avec les partenaires ainsi que la promotion de solutions innovantes et résilientes face aux changements climatiques.
Par ailleurs la réussite de la CPU devra se mesurer à sa capacité à renforcer le travail de nos directions et services, à valoriser leur expertise et à leur permettre d’exercer plus efficacement leurs attributions.L’administration possède une connaissance précieuse des territoires, des pratiques de planification et des réalités institutionnelles de notre pays. Cette expérience constitue le socle de notre action. La CPU doit aider à la mobiliser pleinement, en apportant des compétences complémentaires, des outils de gestion et un accompagnement dans la préparation et la conduite des projets.
Il devra également faciliter l’accès de l’administration à une information fiable et partagée. «Les études, plans, diagnostics et données produits dans le cadre des projets constituent un patrimoine pour le Ministère. Leur conservation, leur actualisation et leur mise à disposition des services concernés doivent devenir une pratique systématique. Chaque projet doit ainsi laisser à notre administration des compétences, des outils et des connaissances durables», a dit Alexis Gisaro
Le Min’Etat à l’urbanisme a rappelé que les expertises mobilisées doivent contribuer à former les cadres du ministère, à améliorer les méthodes et à consolider la capacité collective à préparer et suivre les investissements urbains. «Le travail conjoint entre les experts de la CPU et les agents de l’administration devra être encouragé à toutes les étapes. Pour le pilotage du Ministère, nous devons disposer d’une vision consolidée des projets : leurs objectifs, leurs financements, leur état d’avancement, les difficultés rencontrées et les décisions attendues. Cette visibilité permettra de mieux fixer les priorités, d’anticiper les blocages et de rendre compte des résultats. Elle renforcera aussi notre dialogue avec les partenaires techniques et financiers, grâce à des priorités cohérentes, des projets bien préparés et des mécanismes de gestion crédibles».
À travers cette initiative, le ministère de l’Urbanisme et Habitat entend renforcer la gouvernance interne de la Cellule de Coordination des Projets d’Urbanisme (CPU), en dotant ses services d’un cadre de travail harmonisé, transparent et rigoureux. L’enjeu est de faire du manuel des procédures un véritable instrument d’efficacité administrative, de redevabilité et de sécurisation de la gestion des projets, au bénéfice de la modernisation de l’action publique et des attentes des populations congolaises.
