Algérie : les opérations d’expulsion des migrants africains vers le désert se poursuivent  

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Chaque année, des milliers de migrants expulsés d’Algérie et abandonnés dans le désert du Niger sont bloqués, sans abri et sans accès aux soins et aux produits de première nécessité. Le constat est dressé par plusieurs ONGs internationales.

Cette année encore, la situation ne fait qu’empirer. Selon plusieurs sources médiatiques, les autorités algériennes ont poursuivi leur politique d’expulsion de migrants africains vers le Niger voisin. « Les autorités forcent des milliers de personnes à traverser la frontière à travers le désert jusqu’à Assamaka, où la situation humanitaire serait catastrophique », rapportent plusieurs médias internationaux.

En effet, plusieurs reportages ont été consacrés aux opérations d’expulsions menées par les autorités algériennes pour attirer l’attention sur un drame touchant plusieurs milliers d’africains. « En Algérie, ces personnes sont généralement arrêtées lors de raids », lit-on sur des articles consacrés au sujet par des médias comme TV5Monde, DW ou France Inter.

Citant l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les médias rapportent que ces migrants sont généralement conduits à travers le désert dans des camions, puis déposés, souvent par centaines, à un endroit connu sous le nom de « Point Zéro » dans un no man’s land à la frontière entre l’Algérie et le Niger.

Selon Kerem Schamberger, responsable des migrations et des relations publiques chez Medico International, l’année dernière, plus de 24 000 personnes ont été expulsées à travers la frontière algérienne dans le cadre de ce qu’il appelle des « opérations de cape et d’épée ». Parmi les expulsés, dit-il, se trouvaient de nombreux blessés.

À rappeler que l’organisation Médecins sans frontières (MSF) avait dénoncé « les traitements inhumains » infligés à des migrants ouest-africains cherchant à gagner l’Europe et dont « environ 2 000 » sont « en moyenne mensuellement » refoulés de l’Algérie vers le Niger voisin. MSF avait recensé 23 171 migrants expulsés en 2020 et 27 208 autres en 2021. L’Algérie, de son coté, continue de nier des faits filmés et reportés par les médias du monde entier.

fr.machahid24.com

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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