Antoine Ghonda : « Malgré les douleurs de leur histoire, les Congolais sont toujours debout, résilients et attachés à leur unité nationale derrière Félix Tshisekedi »
C’est sous le haut patronage du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, que Kinshasa, capitale de la Rdc, a abrité, du 28 au 31 mai 2025, un programme d’information et de valorisation des réalisations gouvernementales et multisectorielles du pays dans l’optique du bien-être des populations et du développement durable. Ce programme d’importance symbolique et stratégique a connu la participation d’éminentes personnalités européennes et africaines, réunies au sein de l’association internationale « Amour et Solidarité », ayant pignon dans leurs domaines socioprofessionnels respectifs et dotées de la capacité de porter un témoignage sur la réalité du Congo qui bouge.
Pendant trois jours et sous l’égide de l’Ambassadeur itinérant du chef de l’Etat Antoine Ghonda Mangalibi, ces amis du Congo ont été conduits dans les méandres mémoriels, culturels et d’amitié, aussi bien à Kinshasa que dans la province du Congo central où un important projet de jumelage de l’hôpital général de Kinkanda avec d’autres formations hospitalières en France a été lancé.
Lors de la première journée du 29 mai au Centre financier, indique notre source, André Wameso, Directeur de cabinet adjoint du chef de l’Etat en charge des questions financières et économiques, a retracé la vision du Président Tshisekedi dans ces domaines, vision fondée sur l’intégration économique avec les 9 pays voisins, les partenariats stratégiques avec les États-Unis, la Chine, le Brésil, l’Indonésie ainsi que sur leurs fruits en terme de la stabilité comme condition première pour une paix durable dans la région du bassin du Congo.
Les trois axes majeurs de l’action du chef de l’Etat
Venant à sa suite, la professeure Nicole Bwatshia, Dircaba du chef de l’Etat en charge des questions juridiques et diplomatiques représentée par Mme Bijou Banyaku, a fait une analyse juridique et diplomatique approfondie sur le rôle de la présidence dans la consolidation de la paix.
Elle a présenté les trois axes majeurs de l’action du chef de l’Etat à travers son cabinet, à savoir la diplomatie bilatérale, à travers les relations de bon voisinage et la négociation directe avec les chefs d’États africains (processus de Luanda, Nairobi) ; La diplomatie multilatérale, via l’implication du Chef de l’État dans les institutions comme l’UA, la SADC, la MONUSCO, et l’ONU, ainsi qu’une diplomatie intégrative, qui prend en compte le pluralisme juridique congolais : le droit coutumier, les normes communautaires et les logiques locales de résolution de conflit.
Nicole Bwatshia a plaidé pour une diplomatie enracinée dans les réalités culturelles et humaines du Congo, capable de dialoguer avec les chefs coutumiers, les autorités locales et les représentants communautaires transfrontaliers, afin de favoriser une paix réellement durable.
Troisième intervenant du jour, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a dressé un tableau économique contrasté d’un pays engagé sur la voie du relèvement malgré le fait qu’il est confronté à des défis de logistique, d’attractivité et de stabilité, d’autre part.
Ce contraste positif est marqué par une croissance économique soutenue malgré l’instabilité ; un taux moyen d’IDE de 2 milliards USD/an depuis 20 ans ; l’importance et la promotion en cours de corridors régionaux (Cameroun-RCA-RDC, Lóbitó-Angola, Nord-Est avec le Kenya et la Tanzanie) pour pallier les limites géographiques (37 km de façade maritime) ; des projets structurants comme le port en eau profonde de Banana et la zone industrielle de Maluku ; et l’enjeu du capital humain (gratuité de l’enseignement de base et création d’un ministère de la formation professionnelle) et les réformes visant à passer d’une économie extractive à une économie de transformation.
Le VP% a conclu son propos par un clin d’œil sur l’exemplarité de la RDC dans sa capacité à résister à l’éclatement malgré les menaces, insistant sur le rôle fédérateur du Président Tshisekedi.
Quatrième intervenant du jour, le ministre de la Santé, hygiène et prévoyance sociale Samuel Roger Kamba, a, pour sa part, a développé une analyse sur les enjeux de la santé comme vecteur de développement et d’intégration régionale. Il a mis en avant des chiffres alarmants qui poussent à un regain d’imagination créatrice : espérance de vie à 60 ans, 4 mères meurent toutes les heures en accouchant, 22 décès infantiles pour 1.000 naissances, 60 à 80 % de médicaments de mauvaise qualité.
Des initiatives pour inverser les tendances
Plusieurs initiatives font aujourd’hui de politiques en cours de mise en œuvre pour inverser ces tendances. Il s’agit notamment de la gratuité de l’enseignement de base, qui a permis de ramener 5 millions d’enfants à l’école ; Le lancement de la couverture santé universelle en 2023 ; Le projet d’industrialisation de la santé, avec la production locale de moustiquaires, de médicaments, et la création d’hôpitaux modernes (ex : CHU Renaissance) ; La digitalisation du système de santé (cartes de santé intégrées, télémédecine) ; La lutte contre la malnutrition infantile chronique, pour préserver les capacités cognitives dès la naissance.
Le Ministre de Finances, que représentait son Directeur de cabinet, a été le cinquième intervenant du jour. Il a développé, à l’intention des participants, les prouesses de la vitalité économique et financière de la RDC caractérisée par la résilience économique de la RDC, capable de surmonter des cycles inflationnistes et monétaires très durs depuis les années 90 ; Une stabilisation macroéconomique remarquable, avec une inflation à 4 %, un taux de change stable et une croissance projetée à 7,9 % ; Une augmentation de la pression fiscale à 14-15 % (objectif de 20 % d’ici 2028) ; Des réformes fiscales et douanières, comme la digitalisation des impôts, la facturation normalisée, le répertoire unique des contribuables, la lutte contre l’évasion fiscale et les flux illicites ; Une hausse significative des dépenses en infrastructures, passant de 0,6 % à 6 % du budget, avec l’ambition d’atteindre 20 %.
Par son Dircab interposé, le Ministre des Finances a insisté sur le rôle moteur de la RDC en Afrique, appelant à une meilleure communication pour contrer la désinformation.
Des pertinentes interventions
Dans sa conclusion de cette première journée, précise la même source, l’Ambassadeur Itinérant Antoine Ghonda Mangalibi, Facilitateur de ce programme, a salué la pertinence des différentes interventions qui ont mis en lumière cet engagement citoyen de chacun d’entre eux autour du chef de l’Etat et au sein de l’exécutif national. Il a également salué la présence et l’assiduité des invités de la République qui ont financé eux-mêmes leur déplacement, preuve de leur motivation à comprendre la réalité congolaise.
Tout en rappelant que cette rencontre visait à réhabiliter l’image de la RDC, trop souvent caricaturée à l’international, il a souligné la nécessité de communiquer désormais activement sur les réalisations internes, au-delà des prismes médiatiques dominants.
Enfin, il a souligné combien la République démocratique du Congo avance : « les infrastructures, les réformes, la santé, l’économie et la diplomatie prouvent que le pays est en marche, et que les Congolais, malgré les douleurs de leur histoire, sont toujours debout, résilients, et attachés à leur unité nationale derrière le Président de la République Félix Tshisekedi », a-t-il dit.
