Après la signature de l’accord entre la Rdc et le Rwanda : Cap sur la démobilisation, la réinsertion conditionnelle et au cas par cas des ex-combattants à travers le P-DDRCS

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Le 30 juin, nous célébrons nos 65 ans d’indépendance. 65 ans d’un cheminement audacieux amorcé le 30 juin 1960, lorsque notre peuple, uni par une aspiration irrépressible, a revendiqué son droit inaliénable à la liberté et à l’autodétermination. Cette date n’est pas qu’un jalon historique: elle est un appel vibrant à honorer la mémoire de nos héros, à raviver notre idéal congolais et à réaffirmer notre engagement pour une République forte, unie et prospère.

Dans son allocution, le président Tshisekedi a noté que notre célébration revêt une portée exceptionnelle. « Il y a quelques jours, à Washington, sous l’égide des États-Unis d’Amérique, la République Démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord de paix historique, un tournant décisif pour mettre fin à un conflit qui, depuis près de trois décennies, a semé la désolation dans l’Est de notre pays, causant des millions de morts et de déplacés, en particulier dans l’Est de notre territoire », dit-il.

Et d’ajouter que cet accord, signé par les Ministres des Affaires Étrangères de nos deux pays lors d’une cérémonie solennelle présidée par le Secrétaire d’État américain, M. Marco Rubio, reprend les acquis de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et ouvre la voie à une nouvelle ère de stabilité, de coopération et de prospérité pour notre nation, pour la région des Grands Lacs et pour l’Afrique tout entière.

A l’en croire, cet accord n’est pas seulement un document : il est une promesse de paix pour les populations de Goma, Bukavu, Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, Lubero, Ituri et de toutes les localités martyrisées par la guerre.

Ce processus diplomatique s’articule également avec les discussions en cours à Doha, au Qatar. Notre ambition reste sans équivoque : rétablir pleinement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et œuvrer à l’instauration d’une paix réelle, durable et partagée dans toute la sous-région.

Les prochaines étapes

Pour Félix Tshisekedi, les attentes de nos populations sont immenses, notamment celles de l’Est du pays qui ont trop longtemps souffert. « Nous abordons donc cette ultime phase du processus avec détermination, dans le respect de notre souveraineté et des aspirations légitimes de notre peuple. Les prochaines étapes devront aboutir à la démobilisation, la réinsertion conditionnelle et au cas par cas des ex-combattants à travers le P-DDRCS, et enfin à la reconstruction des régions jadis affectées par les conflits armés », pense-t-il.

Ces avancées diplomatiques s’inscrivent dans une dynamique plus large de reconquête et de l’affirmation de notre souveraineté, de redéploiement de notre influence et de reconstruction de la confiance internationale envers la République Démocratique du Congo. Elles font écho à notre récente élection comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2026–2027 – une première depuis 34 ans. Ce mandat n’est pas un honneur protocolaire : c’est une responsabilité politique et morale que nous porterons avec dignité, en faveur de la paix, du multilatéralisme et des intérêts du continent africain.

Disons que l’accord signé à Washington ouvre des perspectives inédites. Il augure une ère de paix durable, de coopération régionale et de prospérité partagée. Il nous engage à reconstruire nos communautés, à revitaliser nos économies et à restaurer la dignité de chaque Congolais. Mais cette paix, aussi précieuse soit-elle, reste fragile. Elle exige de nous tous – gouvernement, citoyens, partenaires internationaux – un engagement indéfectible pour sa consolidation.

« Nous continuerons à exiger que justice soit rendue aux victimes et que les responsables des atrocités répondent de leurs actes », martèle-t-il, tout en saluant le courage exemplaire des Forces Armées, de forces de Police et de sécurité et de tous les résistants patriotes Wazalendo qui, au péril de leur vie, défendent notre patrie. Leur bravoure est le rempart de notre souveraineté.

« À vous, mes sœurs et mes frères de l’Est, je veux dire que votre résilience est une source d’inspiration pour la nation entière. Vos souffrances n’ont pas été vaines ; elles ont forgé notre détermination à réfuter toute solution précaire à cette crise et à nous engager à bâtir un avenir meilleur », mentionne-t-il.

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