Attention : les USA ont la plupart des ressources concernées dans le deal minier avec la RDC ! Donc…
Donc, lorsqu’ils constatent des attitudes de résistance dans le chef de tout protagoniste avec lequel ils veulent résoudre une crise donnée, ils adoptent l’attentisme. C’est leur modus operandi !
Quelles sont les ressources minières des États-Unis ? Le congolais lambda est appelé à le savoir en consultant n’importe quel moteur de recherche Internet : ce pays a du charbon, du cuivre, du plomb, du molybdène, des phosphates, de l’uranium, de la bauxite, de l’or, du fer, du mercure, du nickel, de la potasse, de l’argent, du tungstène, du zinc, mais aussi du pétrole et du gaz naturel. En plus, il en a en abondance. En termes clairs : les USA sont suffisamment pourvus par la Nature pour passer pour un Etat en manque de ressources naturelles. D’ailleurs, c’est comme la Russie, pays disposant du pétrole, du gaz naturel, du diamant, de l’argent, de l’or, de la bauxite, du cobalt, du cuivre, de l’étain. De même que la Chine avec ses immenses réserves de pétrole, de gaz naturel, de charbon, d’uranium, de géothermie, de fer, de manganèse, de cuivre, d’aluminium, de plomb et de zinc.
Des deals avec des Etats où il n’y a pas trop de problèmes d’insécurité
S’agissant du fameux lithium, il est important de le relever : selon Bloomberg en cette année 2025, les 8 grands producteurs au monde sont l’Australie, le Chili, la Chine, l’Argentine, le Brésil, le Zimbabwe, le Portugal et les États-Unis.
Ce qui caractérise les trois premières puissances mondiales que sont les États-Unis, la Russie et la Chine, c’est qu’à partir du moment où l’argent et la technologie le leur permettent, ils s’approvisionnent ailleurs pour leurs besoins immédiats pendant qu’ils entretiennent leurs réserves pour le futur, tout en se livrant à des recherches pour les produits de substitution.
Dans le domaine de substitution, ils ont fait une première victime connue : le diamant naturel industriel substitué par le diamant synthétique. D’où, aujourd’hui, toutes les difficultés de mobilisation de gros moyens financiers et techniques pour relancer la Miba, autrefois fleuron de la production du diamant industriel au monde.
Ces puissances ont pour particularité de faire des deals avec des États où il n’y a pas trop de problèmes d’insécurité s’exprimant sous diverses formules : menaces armées, corruption, impunité, etc., en plus ce qu’il y a de plus insidieux : l’insécurité juridique et judiciaire.
Malheureusement, depuis son accession à sa souveraineté, la RDC « s’enrichit » avec toutes ces formules.
Seul un dialogue inclusif entre Congolais…
Pourquoi alors cette chronique ?
En vérité, elle réagit au constat fait par plusieurs observateurs de la scène politique congolaise interpellés par l’enlisement lent mais ténu des Processus de Washington et de Doha.
Le 27 juin 2025, lorsque l’Accord de Paix entre la RDC et le Rwanda est conclu, tout le monde voit Donald Trump dans son bureau ovale de la Maison Blanche signer deux lettres d’invitation adressées à Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Des lettres remises aux ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda.
« Je pense que, dans les deux prochaines semaines, les dirigeants des deux pays viendront pour signer l’accord final », annonce Donald Trump.
Entendre trois mois plus tard Massad Boulos, en réponse à une question du confrère Marius Muhunga, déclarer qu’il n’y a jamais rien eu de formel dans ce sens, c’est tout de même surprenant ! Ceci de un.
De deux, voire Washington – qui a donné l’impression de prendre en mains le dossier RDC – s’en remettre à nouveau au Conseil de sécurité de l’Onu pour se prononcer sur la recrudescence des affrontements armés entre les Fardc et l’Afc-M23, c’est tout aussi surprenant.
De trois, entendre maintenant Massad Boulos déclarer ouvertement que le Processus de Doha est un puzzle décisif dans la gestion du Processus de Washington, c’est également surprenant. Car nous croyions que c’était plutôt l’inverse.
« L’accord de Doha est la pièce manquante du puzzle. Il doit permettre d’aborder les causes profondes du conflit afin d’engager enfin le Congo sur la voie d’une paix durable», dit-il.
De la réponse à Marius Muhunga, les vérités à retenir sont, pour l’Administration Trump, exprimées en ces termes : »La crise actuelle en RDC doit être considérée comme un conflit intercongolais» et « Seul un dialogue inclusif entre Congolais pourra ouvrir la voie à une paix durable».
Pendant que la RDC continue son plaidoyer auprès de la Communauté internationale pour engager et confirmer la responsabilité du Rwanda dans la tragédie qui se déroule sur le territoire congolais sous forme d’un génocide indolore et incolore, Massad Boulos rappelle, lui, les revendications de Kigali. « Le Rwanda a des préoccupations en matière de sécurité, et l’accord parle de la neutralisation des FDLR. Nous avons donc créé un mécanisme pour nous assurer que cela se produise. En parallèle, le Rwanda lèvera ses mesures défensives. Nous avons donc mis en place des mécanismes pour cela», s’est-il contenté d’affirmer, non sans ajouter : «En ce qui concerne les sujets spécifiques liés au Rwanda et à la RDC, comme vous le savez, le Rwanda a des préoccupations en matière de sécurité, et l’accord parle de la neutralisation du FDLR. Nous avons donc créé un mécanisme pour nous assurer que cela se produise. En parallèle, le Rwanda lèvera ses mesures défensives. Nous avons donc mis en place des mécanismes pour cela».
Savoir lire les signes du temps
Bref, le pragmatisme ordonne de considérer le deal minier proposé par Kinshasa à Washington comme tributaire de la satisfaction des revendications de Kigali.
L’allégorie peut gêner, mais il n’y en pas d’autre pour l’instant : la RDC ressemble à un parent déterminé à fourguer les bijoux de la famille auprès un bijoutier milliardaire conscient, lui, de ne pas en mourir même s’il s’en passait ! Et le bijoutier milliardaire, préoccupé d’abord par la sécurisation de son investissement, lui demande d’aller s’entendre avec la famille !
Le terme énerve d’aucuns, mais c’est justement le fameux Dialogue.
Le bijoutier milliardaire a tout son temps puisqu’il sait que le temps de son « client de circonstance » est en plein compte à rebours.
Washington sait que ni Moscou, ni Beijing ne sont pour l’heure disposés à le remplacer car ces capitales sont, elles aussi, en observation de ce que sera la RDC dans les deux ans et demi à venir.
Savoir lire les signes du temps, c’est cela le leadership avisé…
Premier parmi ces signes : ce n’est pas par la résolution de la crise congolo-rwandaise que Donald Trump va obtenir son Prix Nobel de la Paix. Israël (Gaza) , Ukraine, Iran, Pakistan, Inde sont à ses yeux des vraies guerres en raison de l’arme nucléaire détenue par les protagonistes !
Son uranium, la RDC le garde en l’état à Shinkolobwe…Son CREN-K (Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa) installé à l’Unikin est d’ailleurs menacé d’écroulement par des érosions !
Washington ne l’ignore pas…
Omer Nsongo die Lema



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