Bojana Glicoric (Coulibaly) défenseure autoproclamée des Banyamulenge a-t-elle lu ce Rapport annuel obligatoire soumis au Congrès américain le 31 mars 2003 ? (Jean-François Le Drian)
Bojana Glicoric (Coulibaly) défenseure autoproclamée des Banyamulenge a-t-elle lu ce Rapport annuel obligatoire soumis au Congrès américain en vertu de la loi sur les droits de l’homme (Foreign Assistance Act) le 31 mars 2003 ?
Aurait-elle crié « au génocide » à l’époque ? Pas sûr puisqu’elle ne dit jamais de mal sur Kagame.
Voici un résumé de ce rapport du Département d’État américain de 2002 (Cf. lien en fin de post), des violences commises par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) contre les Banyamulenge.
Le rapport décrit une répression brutale et systématique lors de la rébellion de Patrick Masunzu (début 2002) sur les Hauts Plateaux du Sud-Kivu.
1. Déplacement forcé massif et destruction de villages
L’APR a forcément déplacé environ 30 000 civils Banyamulenge.
Elle a incendié et détruit plus de 90 villages Banyamulenge.
Pendant leur marche vers les Hauts Plateaux, les soldats rwandais ont brûlé, pillé et détruit de nombreux villages.
2. Bombardements indiscriminés
Entre juin et mi-juillet 2002 (et à d’autres périodes), l’APR a bombardé à plusieurs reprises la région des Hauts Plateaux avec des hélicoptères, y compris des zones habitées par des civils.
3. Tueries, viols et enlèvements de civils
L’APR a utilisé une violence excessive et indiscriminée contre les civils Banyamulenge.
Elle a tué, enlevé et violé un nombre indéterminé de civils Banyamulenge.
L’accès aux organisations humanitaires internationales a été systématiquement refusé, ce qui a empêché de connaître le bilan exact des morts, blessés et violés.
4. Arrestations, disparitions et transferts forcés vers le Rwanda
L’APR a arrêté et transféré de nombreux Banyamulenge (militaires et civils) vers le Rwanda.
Plusieurs centaines de soldats du RCD/G soupçonnés de sympathie pour Masunzu ont été désarmés et envoyés au Rwanda pour un « entraînement forcé ».
On n’a plus eu de nouvelles d’eux ; beaucoup présument qu’ils ont été tués ou détenus secrètement.
Arrestations ciblées de commandants Banyamulenge : Les 23 et 24 avril 2002 : 9 hauts commandants Banyamulenge refusant de combattre Masunzu ont été arrêtés à Minembwe, transportés par avion au camp militaire de Kamembe (Rwanda).
Ils ont été sévèrement torturés.
Un témoin les a vus le 1er mai ; le 2 mai on a dit qu’ils « n’étaient plus ».
On ne les a jamais revus.
Le 3 mai : 14 autres soldats Banyamulenge ont été emmenés au même camp et ont disparus.
5. Autres violences associées
Arrestations arbitraires répétées de militaires et civils Banyamulenge soupçonnés de soutenir Masunzu (par l’APR et le RCD/G agissant ensemble).
Le rapport souligne que ces violences faisaient partie d’une opération militaire pour écraser la rébellion de Masunzu, mais qu’elles ont frappé très durement la population civile Banyamulenge de façon indiscriminée.
