Bukavu : Vague d’attaques armées simultanées

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La nuit du 17 au 18 mai 2025 a viré au cauchemar pour les habitants de Bukavu, capitale de la province du Sud Kivu, marquant l’un des épisodes les plus angoissants de ces derniers mois.

Entre 21 heures et minuit, plusieurs quartiers de la ville ont été la cible d’attaques coordonnées, illustrant une montée inquiétante de l’insécurité nocturne.

Les résidents de Mukukwe, ONEL/Genda, Vamaro de la commune d’Ibanda et celle de Kadutu ont vécu des moments de grande panique, entre alertes citoyennes, agressions violentes et échanges de tirs.

À Vamaro dans la commune d’Ibanda, l’horreur a atteint son paroxysme lorsqu’un couple a été violemment pris pour cible dans son domicile.

La femme, grièvement blessée au visage, et son mari, laissé muet sous le choc d’un coup à la tête, sont devenus le symbole d’une population vulnérable face à des criminels de plus en plus audacieux.

Pendant ce temps, dans la commune de Kadutu, une intervention des forces de sécurité contre un véhicule suspect a donné lieu à une fusillade, alimentant un climat déjà saturé de peur.

Ces attaques simultanées ont mis en lumière la fragilité du dispositif sécuritaire.

Les outils d’alerte communautaires, comme les sifflets et Vuvuzelas utilisés au quartier Mukukwe à Ibanda, montrent que la population tente de pallier les carences institutionnelles à ses propres risques.

Mais ces efforts, bien que louables, ne peuvent à eux seuls garantir la sécurité collective.

Aujourd’hui, le message des Bukaviens est clair : il est urgent que les autorités provinciales agissent de manière décisive pour restaurer l’ordre et la confiance.

Sans une réponse rapide et ferme, la peur pourrait bientôt céder la place à la colère, mettant en péril la cohésion sociale.

La nuit de terreur du 17 mai est bien plus qu’un fait divers ; elle est un avertissement solennel pour un État appelé à reprendre toute sa place dans la protection de ses citoyens.

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