Christophe Bitasimwa prend les rênes de l’IGF : une transition sous le signe de la continuité

0
IMG-20250516-WA0000

L’Inspection Générale des Finances (IGF) tourne officiellement la page Jules Alingete. Jeudi 15 mai 2025, Christophe Bitasimwa Bahi a pris ses fonctions en tant que nouveau Chef de service, lors d’une cérémonie de remise et reprise présidée par le Directeur de cabinet du Chef de l’État, Anthony Nkinzo Kamole.

Nommé par ordonnance présidentielle, Bitasimwa hérite d’une institution devenue un symbole de la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, dont la visibilité a considérablement augmenté sous la direction de son prédécesseur.

Dans une ambiance marquée par la reconnaissance mutuelle et la solennité, Jules Alingete, désormais ex-Inspecteur Général, a exprimé sa gratitude envers le Président de la République pour la confiance placée en lui durant son mandat. Il a également salué les compétences de son successeur :

« Je connais vos capacités respectives et ne doute pas que vous donnerez le meilleur de vous pour accomplir vos missions », a-t-il déclaré.

Prenant la parole à son tour, Christophe Bitasimwa a rendu hommage à l’héritage laissé par son prédécesseur :

« L’image de marque de l’IGF est à un très haut niveau grâce au leadership de l’inspecteur Alingete. On ne peut pas remplacer Alingete, on lui succède », a-t-il affirmé, promettant de poursuivre la rigueur et l’intégrité qui caractérisent l’institution.

Dans son intervention de clôture, Anthony Nkinzo a rappelé les attentes du Chef de l’État vis-à-vis de ce service stratégique de la Présidence :

« Le Commandant Suprême insiste sur la discrétion, l’assiduité et la méticulosité. Le contrôle ne fait pas beaucoup de bruit, mais il fait mal », a-t-il prévenu.

S’adressant directement à Jules Alingete, il a salué un parcours marquant :

« Vous avez marqué votre saison. Les gens peuvent dire que vous n’avez pas été parfait, mais nous, nous disons que vous avez fait ce qu’il fallait », a-t-il conclu.

L’IGF, véritable bras opérationnel du contrôle financier de l’État, reste un acteur clé de la gouvernance publique. Cette transition fluide témoigne de la volonté des autorités de poursuivre les réformes en faveur de la transparence et de la reddition des comptes.

Par Didier Mbongomingi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *