Cinquante martyrs espagnols proclamés bienheureux par le pape 

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Alors que le pape Léon XIV se prépare à partir en Espagne dans quelques semaines, il a autorisé ce lundi 27 avril 2026 la promulgation des décrets concernant notamment la reconnaissance du martyre de 50 espagnols, assassinés par les Républicains, dont 49 frères de l’Instruction chrétienne de Saint-Gabriel et leur aumônier, un prêtre diocésain.

Frère Stanislao Ortega García, ses 48 compagnons et le P. Emanuele Berenguer Clusella seront donc béatifiés prochainement. Ils ont été tués par haine de la foi en 1936 en Catalogne, dans le nord de l’Espagne, alors que le pays vivait de violentes persécutions religieuses. Une période éprouvante de l’histoire : lors de cette guerre civile, des milliers d’églises ont été profanées ou détruites, et entre 6 000 et 7 000 membres du clergé ou de congrégations religieuses ont été assassinés.

Estanislao Ortega García était le premier provincial de la Province espagnole des Frères de Saint-Gabriel, ayant pour mission l’éducation chrétienne des jeunes. Quant au P. Manuel Berenguer Clusella, il était prêtre du diocèse de Barcelone et aumônier de la maison provinciale et de formation de Sant Vicenç de Montalt, en Catalogne. La cause de béatification des 50 martyrs a été instruite dans le diocèse de Barcelone et sa phase diocésaine s’est conclue en 2005, après la collecte de témoignages et de documentation sur les circonstances de leur mort.

Quatre serviteurs de Dieu sont déclarés vénérables 

Le pape reconnaît également l’offrande de la vie du laïc espagnol, Pedro Manuel Salado Alba (1968-2012), membre de l’association « Hogar de Nazaret », une institution de vie consacrée aidant les enfants et les jeunes en situation de vulnérabilité. Il est mort tragiquement en Équateur le 5 février 2012 en se jetant à l’eau pour sauver des enfants. Il en a sauvé sept, mais lui-même est mort sur le rivage.

Trois religieuses, ayant vécu à différentes époques, sont aussi reconnues vénérables pour l’héroïcité de leurs vertus. Tout d’abord, la carmélite déchaussée italienne Maria Eletta di Gesù (1605-1663), devenue à 33 ans prieure d’un carmel à Vienne, et ayant fondé d’autres carmels, notamment celui de Prague.

Ensuite, la néerlandaise Maria Teresa de la Très Sainte Trinité (1897-1926) était de la Congrégation des Sœurs carmélites du Divin Cœur de Jésus, dotée d’un grand zèle missionnaire, mais ayant succombé prématurément à la maladie alors qu’elle était en Amérique. Et enfin, l’italienne Maria Raffaella De Giovanna (1870-1933), qui n’avait pu entrer dans la vie monastique en raison de sa santé, a finalement fondé en 1901 la Congrégation des sœurs tertiaires minimes de Saint-François de Paule.

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