Comité national de protection contre les rayonnements ionisants: Un atelier recommande la formation des inspecteurs su la gestion du ‘radon’ dans l’environnement 

0
IMG_202507195_094924748

Le Comité national de protection contre les rayonnements ionisants (CNPRI) est à l’heure de l’appropriation des nouveaux textes règlementaires relatifs à la radioprotection. Un atelier de deux jours a été organisé à cet effet, la semaine dernière à Kinshasa. Dans leurs recommandations, jeudi dernier à la clôture des travaux, les participants ont mis un accent sur la formation des inspecteurs sur la gestion du radon (un élément du nucléaire) dans l’environnement et dans le lieu de travail. Autre visée de ces assises et non de moindre, le renforcement des capacités des cadres et agents du CNPRI.

Le rapporteur Banza Mande a éclairé la lanterne de la presse en ces termes : ’’ La formation des inspecteurs sur la gestion du radon dans l’environnement et le lieu de travail est parmi les recommandations formulées par les agents et cadres du Comité national de protection contre les rayonnements Ionisants, à la clôture de l’atelier organisée du 09 au 10 juillet courant. C’était sur le thème : ‘’L’appropriation des nouveaux textes règlementaires relatifs à la radioprotection par les agents et cadres’’.

Des échanges scientifiques sur la vulgarisation des textes réglementaires ont a abouti à des recommandations issues des thématiques traitées à savoir : sur le plan national : les agents et cadres ont recommandé l’acquisition des cartes de service des agents et cadres du CNPRI et plus particulièrement les inspecteurs. Le comité de gestion est prié d’organiser la formation des inspecteurs du CNPRI en qualité d’Officiers de Police judiciaire (OPJ). La visée étant de leur permettre d’assumer pleinement leurs fonctions. Il est également attendu du comité de gestion de mettre en place un programme de mise à niveau des inspecteurs sur la procédure des inspections de transport. De fil en aiguille, former les inspecteurs sur la gestion du radon dans l’environnement et le lieu de travail. Sur cette même lancée, mettre en place un plan national radon de la RDC qui ouvrira une bonne procédure quant à la prévention et la remédiation ; faire la cartographie radon sur toute l’étendue du territoire national, en collaboration avec des institutions compétentes en la matière, en l’occurrence le Ministère des Mines, CRGM, CNT, IGC…

Des initiatives rassurant une gestion responsable du risque radon

L’acquisition des détecteurs certifiés sur le plan international, pour une bonne prise en main du risque radon sur le territoire national ; la collaboration avec le Ministère de l’Urbanisme et Habitat, quant à l’octroi des permis de construire de nouveaux bâtiments ; la collaboration avec les écoles d’architecture et de génie-civil sur la prise en compte du risque radon dans les nouvelles constructions.

Les participants à l’atelier sollicitent auprès de l’AIEA des formations supplémentaires, le cas échéants ; le comité de gestion du CNPRI devra mettre le paquet pour accompagner les activités liées à la communication, prévention et remédiation du radon.

La protection contre l’exposition due aux NORM passe, non seulement par la tenue d’une cartographie nationale identifiant les provinces et les zones à forte concentration de radon mais aussi les mesures d’atténuation.

 

Dans ces provinces, toute exploitation est préalablement soumise à une étude d’impact environnemental et social. De ce fait, le CNPRI devra intégrer la commission technique d’analyse, pour apporter son expertise avant de délivrer le permis d’occupation.

 

 

 

 

 

L’atelier a permis aux nouvelles unités de recueillir les notions de base sur la responsabilité de l’autorité réglementaire, les bonnes pratiques et renforcer la capacité sur le droit nucléaire.

L’objectif principal de cet atelier était de transmettre les connaissances sur la réglementation dans le domaine nucléaire, de la gestion des sources radioactives et des matières nucléaires. Permettre aux agents de mûrir leurs connaissances sur le droit nucléaire.

Plus spécifiquement, il s’agit de : présenter les textes réglementaire en vigueur au pays ; analyser les missions de l’autorité réglementaire pour une fin utile ; formuler des recommandations pour les autorités du CNPRI ; renforcer les capacités des agents et cadres de l’autorité réglementaire.

 

Du déroulement des travaux

A l’ouverture plusieurs thématiques ont été abordées à savoir : la réglementation de la protection physique des matières nucléaires et autres matières radioactives en cours d’utilisation ou en entreposages (Arrêté 029 du septembre 2024), l’autorité réglementaire devrait être rigoureuse dans le contrôle et le suivi des gestions des sources radioactives pour protéger l’homme et l’environnement.

L’intervenant suivant a planché sur la procédure de demande d’octroi des autorisations. Il a éclairé l’assistance sur les conditions d’obtention d’une autorisation, la différence entre une autorisation d’habilitation et d’accréditation.

Parlant de la procédure des inspections industrielles et médicale, l’assistance a retenue l’importance d’une inspection, comment préparer une inspection, le rôle d’inspecteur pendant sa mission d’inspection, notamment en sachant identifier le matériel pour l’inspection, comment aborder une inspection.

Après les exposés des cadres de directions, la modératrice est passée aux jeux des questions et réponses. « Les rapporteurs de l’atelier n’ont retenu quelques questions notamment 4 questions pertinentes dont : avant qu’un prestataire de service sollicite une habilitation de transport des matières radioactives, il doit se conformer aux exigences reprises dans notre arrêté interministériel sur le transport qui prévoit toutes les conditions nécessaire pour que le transporteur respecte la réglementation en la matière », a indiqué le rapporteur.

L’un des panelistes, Potien Nzereka a conclu en disant que le CNPRI est obligé de procéder à l’inspection des appareils physiques dans les installations nucléaires et des sources radioactives, en vue d’une bonne évaluation de la protection physique.

Payne & Muzama

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *