Commémoration du GENOCOST en RDC : le Gouvernement Suminwa va renforcer son action en faveur des victimes

La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a pris part, le dimanche 2 août 2026, au Mémorial du GENOCOST à Kinshasa, à la quatrième édition de la Journée nationale consacrée à la mémoire des victimes du génocide congolais pour des gains économiques. En ce lieu de recueillement dédié aux millions de Congolais morts à la suite des conflits armés et violences liés au pillage des ressources économiques du pays, la République tout entière était représentée.
Aux côtés du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et de la Première Dame, Denise Nyakeru, la Cheffe du Gouvernement était bien présente, accompagnée de plusieurs ministres.
L’on a également noté la présence des responsables des autres institutions de la République, des membres du corps diplomatique, des autorités traditionnelles et religieuses, des représentants de la société civile et des artistes.
Placée sous le thème « Maintenant que tu sais, que fais-tu ? », cette commémoration a été marquée par des témoignages poignants de survivants et par les interventions de plusieurs acteurs engagés dans la mise en œuvre des mécanismes de justice transitionnelle, notamment la préservation de la mémoire, la réparation et les poursuites judiciaires.
Un devoir de mémoire qui appelle à plus d’actions
Dans son adresse, le Président de la République a rendu hommage aux millions de victimes des violences commises en RDC, rappelant qu’« aucune de ces vies ne saurait être réduite à un chiffre ».
Saisissant cette occasion, le Président de la République a instruit le Gouvernement Suminwa de prévoir, dans le budget de l’État, les moyens nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’appropriation du GENOCOST, afin de garantir aux survivants des réparations justes et effectives. Il a rappelé que ces réparations « ne sont ni une faveur, ni un acte de charité ».
Accéder aux réparations prévues par la loi
À ce jour, plus de 1,2 mAttachée aux questions de justice et de réparation au profit des victimes de violences liées aux conflits armés, la Première Ministre est donc appelée à coordonner ce renforcement de la politique de mémoire. En août 2024, à Kisangani, elle en avait déjà appelé à plus d’actions au profit des victimes.
Pour leur part, le FONAREV et la CIA-VAR poursuivent notamment l’identification et l’homologation des victimes, afin de leur permettre d’accéder aux réparations prévues par la loi. À ce jour, plus de 1,2 million de victimes potentielles ont été enregistrées à travers le pays, tandis que plusieurs milliers ont déjà été homologuées et intégrées au processus de réparation.
Un Musée national du GENOCOST annoncé
Autre annonce majeure par le Président de la République : le projet de Musée national du GENOCOST, qui entre dans sa phase opérationnelle. Cette infrastructure devrait centraliser les archives, les preuves matérielles et les témoignages relatifs aux crimes commis sur le territoire congolais. Elle est également appelée à devenir un centre de recherche, un lieu de recueillement et un espace de transmission de la mémoire nationale.
Le Gouvernement travaille, par ailleurs, à l’intégration progressive du récit du GENOCOST dans le système éducatif, afin de renforcer la connaissance de l’histoire nationale, le patriotisme et la citoyenneté.
La participation de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, à cette quatrième édition traduit l’implication du Gouvernement dans cette dynamique nationale, qui place au cœur de son action la réparation des victimes, la justice, la transmission de la mémoire et le plaidoyer en faveur de la reconnaissance internationale des souffrances subies par le peuple congolais.
Un cadre légal pour la protection et la réparation des victimes
La commémoration du GENOCOST s’inscrit dans un cadre légal bien défini. Après la promulgation de la loi n° 22/065 du 26 décembre 2022, fixant les principes fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité internationale, le Président de la République avait recommandé au Parlement d’adopter un texte sur la reconnaissance formelle du génocide congolais. En octobre 2025 dernier, l’Assemblée Nationale a officiellement adopté une recommandation solennelle reconnaissant le Génocide pour des gains économiques en RDC, connu sous le sigle GENOCOST. Ce texte de grande portée historique et mémorielle prévoit entre autres l’institution d’une journée nationale de commémoration fixée au 2 août de chaque année.
