Comprennent-ils le temps !
Dans ce pays, les choses se passent comme si nous sommes en temps normal. Comme si tout baigne dans l’huile et dans le lait. Certains acteurs politiques n’ayant plus rien à présenter à la Plèbe, ne s’offusquent plus à pousser dans un trou béat. Un trou béat qu’eux creusent malignement, malgré les efforts considérables du n°1 Congolais, soutenu par quelques têtes aux vertus modestes. Ceux-là qui susurrent, sous cape, que « Tshisekedi ne peut rien faire seul, « magicien » soit-il ».
Les révélations fracassantes de détournements de deniers publics, qui font le tour du monde, deviennent de plus en plus révoltantes. Çà et là, ce sont des dénonciations, sans sous bassement réel, peut-être, amis qui font désormais l’actualité en RDC pendant que la rébellion continue allégrement ses tueries dans la partie Est du pays.
Tenez, la semaine, la chronique a fait état d’un prétendu détournement de près 3 millions de dollars au Kasaï Oriental, destinés au secteur agricole de la province. L’affaire s’étant passée comme dans une série télévisée de clowns. De rocambolesque au rififi, elle s’est tue comme si de rien n’était, sans poursuite, ni bruit, sans fumée, malgré la clameur publique qu’elle a occasionnée en début de semaine passée.
Puis est venue s’ajouter une autre, non de moindre, fumante aussi comme les autres épisodes orchestrés, semble-t-il, par le pouvoir USN et ayant fait le tour du monde. De révélations aussi choquantes que révoltantes, un ancien bonze du régime, le régime USN, est venu couper le souffle à la Plèbe en lui étalant « certaines révélations ». Cette Plèbe qui voit ses dividendes socio-économiques rabrouées par une certaine classe. Une classe politique bondée de compradors et apparatchiks qui ne voient que leurs propres intérêts. Pas ceux de la Communauté. Pas ceux la Plèbe. Pour ceux des laissés-pour-compte qu’ils miroitent de discours mielleux et enchanteurs en vue de se retrouver encore au strapontin électoral de 2028 !
Et pour faire double, tous ces personnages aux appétits financiers rapides, gloutons et sans relâche, ne s’obstinent pas à pérorer sur tous les toits qu’ils travaillent pour la République. Qu’ils aident le Chef de l’Etat à surmonter les caillasses et les montagnes sécuritaires, politiques, économiques et socio-culturelles, de façon à s’attirer juste de sa sympathie politique.
Pourtant, à en croire tout qui se dit et se sait, ils ont leurs visées ailleurs, préférant laisser « Félix » se « débrouiller seul », pendant qu’eux, se la coulent douce, au détriment de tous ceux dont ils disent assurer la survie de leurs progénitures et de leur Nation.
Loin d’eux de s’abstenir de toute activité contraire à l’éthique et à la morale, tels les détournements répétés de deniers publics et des biens collectifs, cette compradore ne pense même plus un seul instant à s’assurer que les biens publics dont ils sont responsables sont gérés conformément aux textes en vigueur, de la façon la plus utile et la plus efficace.
En lieu et place d’avoir à l’esprit la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers, en lieu et place d’être probes et intègres, ils se sont lancés, comme une fusée vers Mars, dans le lucre, la bombance financière, le désordres sexuels à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes qu’ils dilapident avec dextérité comme une baguette magique.
Pendant ce temps, Félix-Antoine Tshisekedi, comme un diable dans un bénitier, se bat, entouré de quelques lieutenants qui lui sont fidèles et probes, de remonter la pente. Une pente que lui n’a pas créée mais cimentée par ceux qui sont venus se nourrir aux mamelles de l’Etat. Oubliant que le temps joue en leur défaveur.
Les orgies, les « offrandes », les cadenas financiers et autres festins qu’ils s’accaparent aujourd’hui, ne seront plus les mêmes après 2028 ; 2028 qui va sonner le glas de tous ceux qui croient que la Plèbe est dupe. Tous ceux qui s’agglutinent, de façon satanique et démoniaque, aux biens publics. Toute cette bande qui a relégué le social des Congolais au dernier plan.
Qu’ils continuent à liquéfier le brin qui reste encore pour le bien collectif. Mais, c’est pour combien de temps ? Lisent-ils et comprennent-ils le temps ?
Willy Kilapi
