Conférence de Marrakech: Cinq pays africains adhèrent officiellement à l’initiative de sécurité contre la prolifération des ADM

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Cinq pays africains ont annoncé officiellement, à Marrakech, leur adhésion à l’Initiative de sécurité contre la prolifération (ISP) des Armes de destruction massive dédiée aux pays africains, à l’issue de la Conférence politique consacrée à cette initiative.

L’adhésion à l’ISP de la Zambie, le Ghana, le Togo, la Guinée Equatoriale et le Bénin lors de cette conférence organisée du 31 janvier au 2 février conjointement par le Maroc et les Etats-Unis, porte de 6 à 11 le nombre de pays africains membres de l’initiative, soit une augmentation d’environ 80%.

Pour leur part, le Malawi, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Nigeria ont exprimé leur volonté de se joindre très prochainement à cette initiative.

Lors de leurs interventions, plusieurs pays africains ont saisi l’occasion pour exprimer leur appréciation au Royaume du Maroc pour sa contribution concrète et pragmatique visant le renforcement de la coopération Sud-Sud et le développement des capacités nationales africaines au niveau technique, sécuritaire et opérationnel, dans la lutte contre la prolifération des ADM.

La Conférence de Marrakech a connu la participation d’un nombre sans précédent de pays africains (25 pays), représentant les différentes régions d’Afrique, notamment des ministres des Affaires étrangères, des ministres délégués, des secrétaires d’Etat, des secrétaires généraux et d’ambassadeurs directeurs ainsi que plusieurs experts nationaux et internationaux.

L’Initiative de sécurité contre la prolifération (PSI) est un cadre de coopération multilatéral, lancé officiellement en 2003 dont l’objectif est de « lutter contre les transports illicites des Armes de Destruction Massive, de leurs vecteurs et des matériels connexes ».

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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