Le Président de la République qui a présidé, ce vendredi 25 septembre 2026, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la quatre-vingt-dix-neuvième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, tient à simplifier les étapes d’identification et de la formalisation des entreprises pour consolider les efforts visant à améliorer durablement le climat des affaires, à promouvoir l’entrepreneuriat et à moderniser l’Administration publique.
Cela exige la suppression de la multiplicité d’étapes, de numéros et de références délivrés par diverses Administrations et Services publics, qui alourdit les procédures, génère des coûts supplémentaires et entraîne des redondances dans la collecte et le traitement des informations. D’où, son appel à une évolution rapide et profonde des procédures en vue de les rendre compatibles avec les exigences actuelles de simplification administrative, de formalisation de l’économie et de transformation numérique de l’Etat.
C’est dans cet esprit que, lors de son adresse du 12 septembre 2026 à l’occasion de la remise des documents de formalisation aux jeunes entrepreneurs, il avait instruit le Gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles du Fonds Spécial pour la Promotion de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi des Jeunes (FSPEEJ), afin d’en faire un véritable levier d’accompagnement et de développement des entreprises portées par les jeunes.
La pleine efficacité de cette orientation commande de simplifier l’environnement administratif des entreprises, notamment par la mise en place d’un identifiant unique, reconnu par l’ensemble des Administrations et Services publics. Cet identifiant réduira les formalités répétitives, fluidifiera les échanges de données, améliorera la traçabilité et la fiabilité des informations, favorisant ainsi la formalisation de l’économie, la lutte contre la fraude et une meilleure mobilisation des recettes publiques.
Cette réforme ne saurait toutefois se limiter à une simple interconnexion technique des bases de données existantes. Elle doit s’accompagner d’une évolution et, le cas échéant, d’une harmonisation des textes légaux et réglementaires régissant les différentes Administrations et Services concernés, afin de supprimer les exigences devenues redondantes ou obsolètes et d’adapter notre dispositif normatif aux exigences actuelles de l’environnement des affaires, de la transformation numérique et de la simplification administrative.
Le Président de la République y voit un signal fort de modernisation de l’Etat et d’amélioration du climat des affaires, permettant de garantir aux entrepreneurs, aux investisseurs et, particulièrement, aux jeunes porteurs de projets un environnement administratif plus simple, plus rapide, plus transparent et plus prévisible.
A cet effet, il a chargé le Gouvernement, sous la coordination de la Première Ministre, par l’intermédiaire des Ministères, Administrations et Services concernés, de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de la mise en place effective de l’identifiant unique des entreprises. Une attention particulière devra être accordée à l’harmonisation du cadre légal et réglementaire applicable, à la rationalisation des procédures existantes, à l’interopérabilité des systèmes et bases de données ainsi qu’à la sécurisation des échanges d’informations.
Un rapport circonstancié sur les dispositions prises, le mécanisme retenu ainsi que le chronogramme de mise en œuvre effective de cette réforme est attendu dans un délai de trois (3) mois.












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