De la vitesse de circulation du Franc congolais: Voilà un sujet très intéressant pour les élus du peuple et autres intellectuels congolais.

0
IMG_202605144_124122774

La vitesse de circulation d’un billet de banque est le nombre de fois que ce billet change de mains pendant une journée. Autrement dit, c’est le nombre de transactions que ce billet a effectué.

A supposer un billet de 1.000 FC sorti de votre porte-monnaie. Ce billet sera affecté d’un coefficient de vitesse de circulation traduisant le nombre de fois que ce billet a changé de mains. Plus ce coefficient est très élevé, moins ce billet a de pouvoir d’achat.

Tous les billets qui sont affectés d’un coefficient de circulation très élevé ont tendance à disparaître de la circulation, parce qu’ils ont perdu leur pouvoir d’achat.

Depuis son lancement le 30 juin 1998 sous le régime de l’Afdl, tous les billets à faible valeur faciale en centime, un franc, cinq franc, dix francs, vingt francs, cinquante francs congolais ont disparu de la circulation et manquent de pouvoir d’achat.

Mais les billets de un dollar, de cinq dollars, de dix dollars sont disponibles parce qu’ils ont conservés encore leur pouvoir d’achat. En Rdcongo, un billet de mille franc congolais n’a pas un grand pouvoir d’achat.

Depuis le début de cette année 2026, nous avons constaté que beaucoup de billets à forte valeur faciale sont entrés dans la circulation. Les billets de cinq ou de dix mille francs congolais sont très nombreux et circulent en grande quantité.

Les chauffeurs de bus et les Wewa n’ont aucune considération pour le franc congolais, ils demandent souvent un billet de cinq mille ou de dix mille pour une course. Pour eux, ces billets n’ont pas de pouvoir d’achat.

Une économie n’a pas nécessairement besoin d’une abondance de liquidité pour bien fonctionner. La planche à billet diminue le pouvoir d’achat de sa monnaie.

Plus la quantité de billets de banque en circulation augmente, moins le pouvoir d’achat de cette monnaie est grand.

Il est souvent conseillé à la Banque Centrale de maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande d’une monnaie. Trop sollicité pour la clientèle politique, un pouvoir d’État peut être amené à bousculer les équilibres monétaires en sabotant le pouvoir d’achat de la monnaie.

La classe politique à haut revenu ne sentira pas les effets, c’est surtout la classe sociale qui vit dans la précarité qui en payent les frais. Pendant la deuxième République, sous le régime dictatorial du Maréchal Mobutu, la monnaie était exprimée en millions de Zaïres.

Cette monnaie du Maréchal n’avait cour légale qu’en Rdcongo. On raconte que la famille biologique et les combattants de la révolution mobutiste recevaient des cartons d’argent.

Mobutu n’avait pas besoin de maintenir les équilibres entre l’offre et la demande monétaire. La Banque Centrale est une institution autonome qui obéit à certaines règles pour la protection du pouvoir d’achat de la monnaie.

Alex Tutukala Kibambe

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *