Début des épreuves du baccalauréat technique et professionnel : Une session sous haute surveillance
C’est dans une ambiance à la fois studieuse et empreinte d’anxiété que les épreuves écrites du baccalauréat technique et professionnel ont pris leur envol ce matin. Avec 16 066 candidats inscrits pour cette session, les autorités scolaires sont en alerte pour assurer le bon déroulement des examens au sein des 88 centres d’examen disséminés à travers tout le pays.

Cette session de 2025 se caractérise par une répartition des candidats qui mérite d’être soulignée : 12 293 individus se présentent sous le statut de candidats officiels, tandis que 3 773 choisissent la voie des candidats libres. Cette situation intervient dans un contexte particulier, marqué par l’interdiction gouvernementale d’une inscription simultanée aux baccalauréats technique et professionnel ainsi qu’à celui de l’enseignement général. Une telle mesure pourrait induire un taux de désistement notable ; il est donc crucial d’observer attentivement l’évolution des inscriptions et des participations.

Le ministre de l’Enseignement Technique et Professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebome, s’est montré confiant quant aux conditions d’examen. Lors d’une conférence de presse, il a assuré que toutes les dispositions étaient prises pour garantir une ambiance propice à la concentration des candidats. « Nous avons mis en place toutes les mesures pour que les examens se déroulent dans la quiétude et la sérénité, » a-t-il déclaré, entouré de son homologue de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc Mouthou
L’édition cette année introduit également des innovations notables, notamment, pour la première fois, des épreuves avancées de travaux pratiques au sein de certaines séries à vocation agro-pastorale. Cette démarche vise à optimiser les compétences pratiques des étudiants, tout en répondant aux exigences du marché de l’emploi. Une initiative stratégique qui reflète la volonté des autorités de mieux préparer les jeunes à intégrer le monde professionnel.
Les centres d’examen, avec 34 situés à Brazzaville, 30 à Pointe-Noire et 24 dans d’autres localités, s’animent sous la vigilance des surveillants, formés pour appliquer les nouvelles directives. Des mesures de sécurité renforcées ont été mises en œuvre afin d’assurer l’intégrité des examens, répondant ainsi aux enjeux de confiance et de transparence auxquels font face les institutions éducatives.
Malgré le stress qui saisit certains candidats, une atmosphère conviviale prévaut ce premier jour d’épreuves. Tous semblent déterminés à démontrer leurs compétences et à franchir cette étape cruciale de leur parcours académique. Les épreuves se poursuivront jusqu’au samedi 21 juin 2025, avec l’ajout inédit des notes de stages intégrées dans le calcul de la moyenne générale, un changement salutaire pour valoriser les compétences pratiques des élèves.
À l’heure où les candidats plongent dans leurs examens, l’engagement des autorités et des enseignants reste fort, visant à garantir le succès de cette session, gage de promesses et d’opportunités pour l’avenir de chaque étudiant. Le suivi de cette édition sera un indicateur clé non seulement pour les candidats mais aussi pour le système éducatif national, alors que la jeunesse du pays s’apprête à prendre un envol ambitieux vers le monde professionnel.
Par Roch Bouka, Correspondant à Brazzaville.
