Décentralisation : Emery Nkiambote encourage la modification des lois qui restent inertes et foulées aux pieds
M. Emery Nkiambote a réagi à l’article de l’honorable Olivier Katuala publié sur Facebook ayant pour titre : « Décentralisation en RDC : des solutions pragmatiques pour libérer les ressources locales et relancer la gouvernance de proximité ».
« Merci infiniment Honorable Olivier pour avoir décidé de porter cette réforme, car en réalité, c’est la solution aux nombreuses difficultés que connaissent les ETD dans l’ensemble de la République malgré la loi de 2015 sur la décentralisation », écrit-il, avant d’ajouter que celle-ci qui se veut en principe le transfert des pouvoirs entre le pouvoir central et les provinces et les ETD.
Mais cela reste un simple slogan dans la mesure où tous les pouvoirs restent centrés et détenus par le gouvernement national et les provinces. L’ordonnance-loi n° 18/004 de 2018 est bafouée et foulée aux pieds. Les ETD elles-mêmes ont de la peine d’activer avec rigueur et bonne gouvernance la plupart des taxes dues à leurs entités en ce qui concerne la mobilisation des recettes. Cette opacité de gestion bloque totalement le développement à la base.
Fort de ma petite expérience de Bourgmestre de Commune pendant 2 ans et aujourd’hui Conseiller Communal élu dans une commune pilote qu’est Matadi, mentionne-t-il, je ne cesse de monter au créneau pour fustiger la mauvaise volonté politique des gouvernants qui foulent aux pieds les prescrits de l’ordonnance-loi n°18/004 de 2018 et de la loi 2015 sur la décentralisation. Ces deux instruments juridiques sont le levier pour développer les ETD mais hélas !
Et de poursuivre que la rétrocession des 40% des taxes dues aux ETD, leurs recettes propres bien collectées et bien gérées, la rétrocession nationale sont là les éléments à partir desquels les prévisions budgétaires des ETD sont faites. Mais la suite nous la connaissons tous.
Avec l’avènement des élections locales qui viendront renforcer la gouvernance participative locale, il est donc temps d’entrevoir les modifications de ces lois qui restent inertes et foulées aux pieds. « Je reste très disposé d’apporter ma petite contribution sur ces débats », rassure-t-il.
