Désignation du président de la CENI à l’Assemblée nationale : les chefs des confessions religieuses opposés
La plateforme des chefs des confessions religieuses de la RDC s’oppose à la réforme électorale initiée par le député national Meschack Mandefu Muela, visant à confier à l’Assemblée nationale, la désignation du président de la Commission Électorale nationale Indépendante (CENI).
Dans une déclaration faite à Kinshasa, les chefs religieux insistent que ce poste demeure une exclusivité des confessions religieuses de la RDC. Ils redoutent que cette proposition favorise la politisation à outrance de la centrale électorale.
‹‹ Confier la désignation du président d’une telle institution à l’Assemblée nationale pose plusieurs problèmes qu’il faut nécessairement éviter à savoir : la politisation de l’ institution citoyenne dont la crédibilité et l’indépendance ont encore et toujours besoin d’être renforcées du fait de la présence massive des politiques en son sein, le conflit d’intérêt qui découlerait de la désignation des membres de la centrale électorale par les députés nationaux eux-mêmes futures candidats aux prochains scrutins, un rétrécissement de l’espace de participation des différentes couches sociales intervenant dans la désignation des membres de la Ceni par la récupération d’un domaine réservé aux citoyens. Un recul démocratique par mimétisme de l’expérience de 2011 ayant comment voilé le caractère institution de la Ceni avec comme conséquence la débâcle électorale qui s’en ai suivie etc.››
En revanche, les princes de l’église soutiennent que la CENI doit rester une institution indépendante, au service de la démocratie et non pour des intérêts politiques tout en invitant les élus du peuple au sens élevé du patriotisme.
‹‹ Les confessions religieuses en appelle au sens de l’éthique et au sursaut patriote des honorable députés nationaux y compris de l’honorable Meschack Mandefu Muela et ses compagnons, des honorables sénateurs ainsi que des chefs des partis politiques pour ne pas ruiner la cohésion autour de la question électorale et jetée le doute sur la volonté d’organiser le scrutin sincère transparente ››.
Cette démarche du député national Meschack Mandefu en rapport avec la désignation du président de la Ceni par l’Assemblée nationale, risque de provoquer encore une forte frustration dans l’opinion congolaise, alors qu’une année et demi seulement nous sépare du nouveau cycle électoral en RDC.
Osk
