Elections locales au Nord-Kivu et Sud-Kivu : La société exige une clarification
Le groupe thématique « Élections et bonne gouvernance » du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu a récemment lancé un appel pressant à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) afin d’éclaircir l’organisation des élections locales dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette initiative a vu le jour à l’issue d’une rencontre cruciale dédiée à l’examen de la feuille de route présentée par la CENI, dont le calendrier prévoit le début du processus électoral en août 2025. Cependant, les préoccupations soulevées concernant le manque de représentation des régions oubliées, notamment les villes de Kamituga, Uvira et Baraka, ont mis en lumière des lacunes préoccupantes qui pourraient compromettre la légitimité des futurs scrutins.
Maurice Mirindi, rapporteur adjoint du bureau de coordination de la société civile, a exprimé avec force la nécessité d’une approche inclusive qui prenne en compte l’aspiration et les besoins des citoyens dans l’ensemble du Sud-Kivu. La négligence des territoires comme Mwenga, Uvira et Fizi dans la planification électorale pourrait engendrer des frustrations et une perte de confiance envers les institutions. Dans un contexte où la démocratie est en plein essor, le groupe thématique insiste sur l’importance de renforcer la participation des acteurs locaux dans le processus décisionnel, afin d’assurer une représentation équitable et un climat électoral serein.
La transparence et l’engagement de la CENI sont désormais plus que jamais cruciaux pour instaurer un climat de confiance dans le processus électoral. En clarifiant les modalités d’organisation des élections locales, la commission pourrait non seulement apaiser les craintes des citoyens, mais également promouvoir une culture de bonne gouvernance au sein des provinces affectées. Une action résolue et proactive en faveur d’une inclusivité véritable pourrait faire toute la différence, permettant ainsi aux habitants du Sud-Kivu de se sentir pleinement acteurs de leur avenir démocratique.
