EPST : Ecoles-Inspecteurs trop gourmands !

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La session de l’examen d’état des finalistes de l’EPST, enseignement primaire, secondaire et technique, c’est sous peu. Comme en pareilles circonstances, dans les écoles du pays, particulièrement à Kinshasa, c’est la levée des boucliers. Les responsables d’écoles sont au four et au moulin pour les préparatifs de cette session, devant ainsi trop exigeants envers les finalistes sommés de débourser divers frais, aussi farfelues qu’exorbitants, en dehors de la règlementation et dont on connaît à peine leur destination.

C’est dans cette ambiance de routine, dans un cafouillage orchestré par des responsables d’écoles que profitant du contrôle de routine au sein des établissements dans leur ressort respectif que certains inspecteurs de l’EPST, surtout ceux de Kinshasa, trouvent une belle occasion de se faire une santé financière rapide sur le dos des coordinations d’écoles à qui ils imposent ce qu’ils appellent dans leur jargon « suivi ».

Ces inspecteurs trop gourmands et impénitents, où s’accrochent également des responsables d’écoles, collés de mêmes qualificatifs, arguent que la session d’examen se faisant qu’une seule fois l’an, un « suivi rigoureux est indispensable » afin de garantir les 100% de réussite qui confère à l’établissement, semble-t-il, plus de crédibilité aux yeux de l’opinion à l’établissement.

Avec cette attitude frisant le manque de morale, d’éthique et de responsabilité, surtout dans un pays comme le nôtre où la débâcle du système éducatif est patente, fortement à la traîne, solidement ancré vers la corruption, nivelé vers le bas, la fraude se lit avant et pendant l’examen d’état. Orchestré par les élèves d’abord, puis les enseignants, ce système de fraude et de corruption est encensé au finish par des inspecteurs sans foi ni loi, entraînant de ce fait, le nivellement vers le bas du niveau de l’enseignement en RDC.

La conséquence directe est que bien d’élèves, prétendument obtenu leurs diplômes, après avoir passé cette session de la manière loufoque et corrompue, accusent très souvent des déficiences des matières et habilités requises. Nombre d’eux terminent leurs études, ne sachant ni lire ni écrire correctement. D’années en année, ils accumulent des lacunes issues de pratiques qui préjudicient la poursuite de leurs études à l’université.

Ceci étant cela, au lieu de veiller à cette mission trilogique leur confié, à savoir le contrôle classique, l’évaluation et la formation du Corps enseignant, ces inspecteurs, dont on décrit le comportement, font de l’examen d’état leur gagne-pain.

Dès lors que Joseph Kizerbo nous a légués un mot d’ordre : « Eduquer ou périr », les parents d’élèves n’ont d’autre choix que de choisir la réalisation optimale d’enseignement de qualité pour tous ou un suicide collectif.

Ce ne sont pas ces inspecteurs de l’EPST trop gourmands et ces responsables d’écoles impénitents qui vont nous contredire.

Willy Kilapi

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