Exercice du petit commerce et commerce de détail en RDC : Appel de Mukoko Samba aux opérateurs à se conformer à la nouvelle réglementation

Le Centre Culturel et Artistique des Pays d’Afrique Centrale, à Kinshasa, a servi de cadre, vendredi 2 septembre 2026, au Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale, de procéder à une parade économique qui a visé la sensibilisation et les échanges consacrés au Décret n°26/011 du 30 mars 2026. Celui-ci porte sur les mesures d’exercice du petit commerce et du commerce en détail en RDC.

Cette parade économique a réuni des associations professionnelles, les patronats et les opérateurs économiques. Son but primordial : clarifier le cadre juridique du petit commerce et du commerce de détail en République Démocratique du Congo.

Les Congolais comme les étrangers puissent prospérer de manière harmonieuse

Au cours de cette grande parade économique, Daniel Mukoko Samba a rappelé que la réforme ne vise pas à opposer les opérateurs économiques congolais aux opérateurs étrangers. Il s’agit, a-t-il martelé, à mieux organiser le marché intérieur, de sorte que les Congolais comme les étrangers puissent prospérer de manière harmonieuse.

« Il ne s’agit pas de restreindre la liberté d’entreprendre, il ne s’agit pas non plus d’opposer les opérateurs congolais aux opérateurs étrangers. Il s’agit d’organiser le marché. Une économie a besoin de producteurs, d’importateurs, de grossistes, de distributeurs et de détaillants. Chacun de ces acteurs a sa place et son utilité. Mais pour que le marché fonctionne correctement, les règles doivent être suffisamment claires pour permettre à chacun de se développer dans des conditions de concurrence équilibrées », a déclaré Daniel Mukoko Samba.

Le Ministre de l’Economie nationale a soutenu que la démarche constitue le sens même de la réforme engagée par le Gouvernement. « Notre objectif n’est donc pas de fermer le marché. Notre objectif est de mieux l’organiser », précise-t-il.

L’occasion faisant le larron, le maître des céans a annoncé que la réforme entre progressivement dans une phase de contrôle et d’application effective de ses dispositions.

Dans les jours à venir, a-t-il assuré, « les services compétents seront appelés à vérifier progressivement la conformité aux dispositions en vigueur ».

Ainsi, le Gouvernement privilégie une approche fondée sur la conformité volontaire. « Notre préférence demeure la conformité volontaire. Nous ne souhaitons pas que l’application de cette réforme donne lieu inutilement à des situations de confrontation ou de contrainte », a indiqué le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Economie nationale.

Toutefois, a rappelé Mukoko Samba, « la responsabilité de l’État consiste également à faire respecter les règles qu’il édicte ».

À cet effet, « chaque opérateur économique est appelé à prendre ses responsabilités. Ceux qui sont déjà en conformité sont invités à poursuivre normalement leurs activités, tandis que ceux qui doivent encore régulariser leur situation sont appelés à le faire », a-t-on indiqué.

Une réforme d’organisation et d’assainissement du marché

Les opérateurs qui choisiraient délibérément de ne pas respecter les règles en vigueur devront, conformément aux textes, s’exposer aux conséquences prévues par la réglementation.

« Il ne s’agit pas de sanctionner pour sanctionner », a précisé le patron de l’Économie, rappelant que la réforme poursuit avant tout un objectif d’organisation et d’assainissement du marché.

Signalons qu’à part les cadres du Cabinet du Ministre et ceux du Secrétariat général à l’Économie nationale et des membres de la Commission Interministérielle de Suivi des Réformes, plusieurs organisations patronales et associations représentatives du secteur privé ont été également représentées à cette cérémonie.

Ainsi, l’on a noté la présence des représentants de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), de la COPEMECO, du COFECCO, de la NCCN-RDC, de la CMBB et ainsi que ceux l’ADECC.

A titre de rappel, le petit commerce et le commerce de détail, largement investis ces dernières années par des opérateurs étrangers, sont désormais exclusivement réservés aux nationaux. Toutefois, les investisseurs étrangers pourront continuer à intervenir dans des secteurs spécifiques à forte intensité de capital.

Selon le ministère de l’Economie nationale, ces mesures visent à clarifier et moderniser le cadre légal du commerce intérieur, afin de créer un environnement économique plus structuré, plus équitable et plus sécurisé.

 

Serge Ngindu

 

 

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