Face aux massacres commis par le M23: Les Etats-Unis sollicitent une réunion du Conseil de sécurité 

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Les atrocités commises par le M23 dans les zones qu’il contrôle sont insoutenables. Les pseudos libérateurs devenus fossoyeurs des droits humains et du respect des libertés publiques doivent être arrêtés, pour éviter le pire. Les massacres se poursuivent sans désemparer et les rebelles semblent s‘être habitués d’une situation qui leur permet de semer la terreur au niveau de la population. C’est dans ce climat que les Etats-Unis d’Amérique, l’un des membres permanent du Conseil de sécurité ont demandé une réunion d’information de cette institution, pour condamner cet état de choses et en même temps, adopter des sanctions qui s’imposent.

Il nous revient que les Etats-Unis d’Amérique viennent de demander une réunion d’information d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Rdc, afin de discuter des horribles abus perpétrés contre les civils, notamment le massacre des civils. « Nous continueront de promouvoir la responsabilisation afin de garantir que ceux qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en subissent les conséquences », indique notre source.

Les Etats-Unis d’Amérique sont motivés par deux rapports, notamment celui d’Amnesty International et de Human Rights Watch. Le rapport d’Amnesty International met dos-à-dos le Mouvement du 23 mars (M23) et les Wazalendo accusés d’avoir infligés des viols collectifs à des femmes et fait subir à des civils des atteintes aux droits humains généralisées qui bafouent le droit international humanitaire et pourraient s’apparenter à des crimes de guerre.

Selon Amnesty International, des combattants du M23 se sont livrés à des exécutions sommaires de civils congolais, ont attaqué des hôpitaux et enlevé des patients, et ont torturé et fait disparaître de force des membres de la société civile. Par ailleurs, il décrit dans le détail la militarisation croissante dans l’Est de la RDC, le M23 ayant pris le contrôle de vastes zones de la région et les Wazalendo ayant reçu de grandes quantités de munitions et d’armes fournies par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

« La brutalité des parties belligérantes ne connaît aucune limite. Ces atrocités visent à punir, intimider et humilier les civils, alors que chaque côté tente d’asseoir son contrôle », a déclaré Tigere Chagutah, Directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe.

A en croire Human Rights Watch, le groupe armé M23, contrôlé par le Rwanda, a exécuté sommairement plus de 140 civils en juillet 2025, majoritairement des hutus, dans au moins 14 villages et petites communautés agricoles dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Ces massacres semblent faire partie d’une campagne militaire contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé composé principalement de Hutus rwandais formé par des personnes ayant pris part au génocide de 1994 au Rwanda, et contre d’autres groupes armés rivaux », indique le rapport, qui recommande que le Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que les gouvernements devraient imposer de nouvelles sanctions aux responsables d’abus graves, veiller à ce que les commandants impliqués dans des crimes de guerre soient traduits en justice, et assurer que les enquêtes de l’ONU sur les atrocités se poursuivent.

JMNK

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