Felix Tshisekedi et Joseph Kabila: deux visions diamétralement opposées de la refondation du Congo (Compilé par le Dr Prof Antoine Roger LOKONGO)

Le président Félix Tshisekedi a annoncé le 27 août 2026 à Kinshasa le lancement officiel du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la REFONDATION de l’État en République démocratique du Congo.

L’ancien président Joseph Kabila a quant à lui d’annoncé le 12 octobre 2026 à Goma la création du Front pour la REFONDATION de la Nation (FRN), un nouveau mouvement politico-militaire qui marque la fin officielle de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) – sans référence au M23.

Ce qui est vrai c’est que les deux hommes ne partagent pas la même vision de la refondation du Congo même si le mot  refondation constitue le mot clé de leurs deux projets respectifs ci-haut évoqués.

La confrontation entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila représente aujourd’hui une rupture profonde sur l’avenir, la souveraineté et la structure de l’État congolais. La vision de Félix Tshisekedi repose sur la refonte du système politique en place, allant jusqu’à envisager une révision ou un changement de la Constitution de 2006 pour adapter les institutions aux réalités actuelles.

Joseph Kabila quant à  lui considère tout projet de révision de la Constitution de 2006 comme une forfaiture menaçant l’unité nationale et le pacte républicain. En effet, la Constitution est la loi fondamentale et suprême d’un État. Elle constitue le socle juridique dont toutes les autres lois tirent leur substance.

Elle incarne la fondation de l’Etat car  elle donne naissance à l’État (la troisième république dans le cas de la RDC), détermine sa forme (unitaire), fixe son régime politique (semi-presidentiel hybride) et définit ses symboles (drapeau, devise, hymne, monnaie).

Elle structure les institutions publiques (exécutif, législatif et judiciaire) et organise leurs relations pour éviter la concentration du pouvoir.

Elle se place au sommet de l’ordre juridique (hiérarchie des normes). Aucune loi ordinaire, décret ou règlement ne peut lui être contraire. Elle consacre les libertés publiques, les droits des citoyens et les devoirs de l’État vis-à-vis de sa population (protection des droits fondamentaux).

Pour Joseph Kabila, il n’y aura pas la refondation de l’Etat ou de la Nation ni son développement sans la pacification du pays.  Souvenons-nous de l’opposition entre le Parti de la RÉVOLUTION du Peuple (PRP) de Laurent Désiré Kabila et le Mouvement Populaire de la REVOLUTION (MPR) de Joseph Désiré Mobutu !

Le Président Honoraire reproche au pouvoir en place de mener une « guerre sans volonté de la gagner » et d’avoir refusé systématiquement les processus de dialogue national et inclusif sous régionaux ou internes pour pacifier le pays et d’avoir plongé le pays dans une « dictature » et un chaos sécuritaire total, comparant Tshisekedi à « Ivan le Terrible ».

Voilà deux visions de la refondation de l’Etat ou de la Nation diamétralement opposées ! Cependant, dans une démocratie, c’est le peuple, l’unique détenteur du pouvoir le souverain primaire occupe le rôle central d’arbitre et de souverain.

Le rôle du peuple Congolais : Entre souveraineté et souffrance

Dans ce duel de récits, le peuple congolais occupe une position centrale mais paradoxale, instrumentalisé par les discours politiques tout en subissant directement les contrecoups de la crise :

Mais à la fin des comptes, le peuple demeure l’arbitre de la légitimité (Article 64) : La Constitution congolaise stipule que tout Congolais a le devoir de faire échec à quiconque prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des règles constitutionnelles. Les deux camps revendiquent agir au nom de cette souveraineté populaire.

Que le peuple tranche ! Mais comment ?

Allons au dialogue national inclusif ou cadre de concertation réunissant les acteurs politiques, le pouvoir, l’opposition armée et non-armée (partis politiques), la société civile et les leaders communautaires ou religieux, les institutions électorales, les partenaires internationaux ou observateurs (ONU, Union africaine, ONG spécialisées… pour garantir un processus électoral inclusif, transparent et apaisé.

Objectifs principaux

* Instaurer la confiance : Rapprocher les différents partis politiques et désamorcer les tensions pré ou post-électorales.

* Réformer le cadre légal : Discuter des règles du jeu, du code électoral, du financement et de la représentation des groupes sous-représentés (comme les femmes ou les jeunes).

* Sécuriser le scrutin : Élaborer des plans pour prévenir les violences et assurer la neutralité de l’administration et des forces de sécurité.

Le Seigneur Jésus a été catégorique: l’homme et la femme unis dans le mariage sont inséparables – SAUF EN CAS D’INFIDÉLITÉ, a-t-il bien précisé (c’est ce qu’on appelle « clause d’infidélité »).

Voici les deux passages clés :

* Matthieu 19:9 : « Mais je vous le dis, celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, et qui en épouse une autre commet un adultère. »

* Matthieu 5:32 :  « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère… »

Infidélité dans ce débat-ci signifie rejet total de la volonté du peuple qui réclame un dialogue national inclusif.

La lutte armée trouvera sa justification et jouira du soutien populaire, le cas échéant.

Nous lançons donc un appel à une prise de conscience salutaire pour notre pays: Ouvrons les cœurs en repoussant les obstacles à un dialogue national inclusif avant qu’il ne soit trop tard !

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