GENOCOST : Tshisekedi compte sur l’appropriation de ce narratif par tous les Congolais

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Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a présidé, ce vendredi 03 octobre 2025 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa, la soixante et unième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République.

A ce propos, le Président de la République a rappelé que notre pays porte dans sa mémoire collective une tragédie d’une ampleur inédite, qualifiée de GENOCOST, dont le peuple Congolais fut victime depuis les années 1990.

Cette appellation traduit l’ampleur des massacres, crimes de masse et violences systématiques qui ont endeuillé notre Nation, causant la perte de millions de vies humaines et la destruction de notre tissu social et économique.

La Loi n°22/065 du 26 décembre 2022, en son article 28, érige désormais la date du 2 août comme « Journée nationale du GENOCOST », consacrée au souvenir, au recueillement et à la transmission de cette mémoire douloureuse aux générations futures.

Il a insisté de nouveau pour que le plaidoyer pour la reconnaissance internationale du GENOCOST ne se limite pas à la réparation des survivants.

Car, il s’agit avant tout d’un appel à la vérité, à la justice et à la non-répétition, mais aussi d’une invitation à assumer nos responsabilités historiques et à bâtir une mémoire collective autour de l’idéal : « Ne jamais répéter. Commencer à guérir».

Dans ce cadre, notre pays a déjà porté haut ce combat, notamment à Genève lors de la 60ème session du Conseil des droits de l’homme, et plus récemment, en marge de la 80ème Assemblée Générale des Nations Unies où il a personnellement pris part à un side event dédié à la reconnaissance internationale des génocides commis en République Démocratique du Congo.

Pour le Président de la République, la bataille pour la reconnaissance du GENOCOST ne saurait se limiter aux seules démarches diplomatiques. Elle exige l’appropriation par chacun d’entre nous de ce narratif national, afin que cette histoire ne sombre jamais dans l’oubli. Cette reconnaissance et son inscription dans la mémoire universelle ne sauraient être l’affaire d’un seul homme, ni du seul Gouvernement mais bien un devoir collectif et intergénérationnel.

GENOCOST, pas une affaire d’un seul homme

« Il nous revient de porter la flamme de mémoire et de vérité afin que notre histoire ne soit jamais effacée ni instrumentalisée. Le GENOCOST ne doit pas être vécu comme un fardeau, mais comme un socle de dignité et de résilience, éclairant l’avenir de notre Nation. Cette appropriation exige toutefois d’écarter tout discours de haine ou replis xénophobes. Elle doit, au contraire, nourrir notre unité, renforcer la réconciliation avec notre mémoire et affermir notre volonté de bâtir un Congo plus juste, fort et solidaire », a-t-il martelé.

Ainsi, en complément de son instruction donnée lors de la 53ème réunion du Conseil des Ministres, visant l’élaboration d’une stratégie globale et progressive de plaidoyer pour la reconnaissance internationale du GENOCOST, le Président de la République a évoqué la nécessité de faire en sorte que ce narratif soit disséminé dans toutes les couches de la population, en utilisant tous les canaux possibles et notamment à travers sa vulgarisation dans nos quatre langues nationales.

De plus, afin de pérenniser ce narratif, la Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, le Ministre d’Etat, Ministre de la Formation Professionnelle ainsi que la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations ont été appelés à engager une réflexion commune pour intégrer cette mémoire dans le système éducatif, de la maternelle à l’université. Car, il importe que ce pan de notre histoire soit pleinement connu et transmis aux générations présentes et futures.

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